La BCC déplore le durcissement des conditions d’octroi des crédits bancaires

0
754

banque-centrale-bccDans le cadre de sa politique de soutien à la relance de l’économie nationale, la BCC (Banque Centrale du Congo) a levé l’option d’enquêter désormais trimestriellement sur la fixation des taux d’intérêt et les conditions d’octroi des crédits par les banques commerciales et autres institutions financières. La première enquête a été lancée en octobre 2013.

« Cette enquête, qui s’effectuera sur un rythme trimestriel, a pour but de permettre à l’Institution d’Emission de mieux cerner et d’identifier les variables qui sont prises en compte par les différentes institutions financières dans la fixation des taux d’intérêt et dans la définition des critères d’octroi des crédits en vue de proposer des solutions appropriées pour l’amélioration de l’environnement général de financement de l’économie congolaise », renseigne le communiqué de presse émanant de la Direction générale de la politique monétaire et des opérations bancaires.

Les résultats de l’enquête, effectuée au troisième trimestre de l’année passée, indiquent que l’environnement global de financement de l’économie s’est amélioré au cours de cette période, comme en témoigne le solde brut d’opinions de + 46,0% de responsables de différentes institutions financières ayant participé à ladite enquête.

Les mêmes responsables affirment avoir allégé les conditions d’octroi des crédits à plus de 27,2%, avec à l’affiche l’allègement des conditions quant au montant de la ligne de crédit, à l’exigence des gages, à la marge sur les intérêts, ainsi qu’aux frais autres et intérêts.

Cependant, révèle l’enquête, «il est noté un durcissement des conditions en rapport avec les exigences des garants ainsi que celles relatives à la durée moyenne du crédit».

Et d’ajouter : «Si, en nombre, l’offre de crédit s’est amélioré dans tous les secteurs, les conditions d’octroi du crédit ont été particulièrement durcies quant au volume octroyé dans le secteur des mines, de la construction et des services ».

Pour ce qui est de la demande des crédits, l’enquête note plus de dynamisme pour les ménages et les administrations publiques que pour les entreprises publiques. Cette hausse a été constatée pour les crédits en monnaies étrangères quelle qu’en soit la maturité, souligne le communiqué. « Même si les politiques d’instruction ont globalement été favorables, il y a lieu de relever que celles-ci ont été durcies pour les crédits en monnaie nationale et allégées pour ceux accordés en monnaies étrangères.

Quant aux perspectives concernant l’offre, les institutions financières prévoient de durcir les conditions et estiment que la Réserve obligatoire, la concurrence des Billets de Trésorerie (BTR) et la politique fiscale auront une influence sur les décisions qui seront prises en matière d’octroi des crédits au cours du trimestre suivant ».

            Concernant les perspectives relatives à la demande de financement, l’enquête a révélé que les institutions financières prévoient un accroissement de la demande dans tous les secteurs pour le trimestre suivant. Toutefois, il est attendu un resserrement de la demande en monnaie nationale.

Par ailleurs, les résultats indiquent que les institutions financières avaient pris en compte les préoccupations ci-après :

–           La difficulté de mobiliser suffisamment des dépôts de façon à rencontrer l’importante demande, notamment des ménages ;

– La difficulté d’évaluer la croissance dans un secteur concerné et de juger de sa rentabilité ;

– La difficulté de réaliser les garanties pour les impayés ;

– L’inadéquation entre la durée et la hauteur des prêts avec celles de leurs ressources ;

– L’absence d’un fonds de garantie et d’une centrale de risque fiable.

            Pour leur part, les institutions de microfinance souhaitent voir la BCC leur donner accès au guichet de refinancement jusque-là réservé aux banques.

Face à cette situation, la Banque Centrale du Congo rassure que les préoccupations soulevées trouveront progressivement des réponses dans les réformes en cours.

            La BCC promet, par ailleurs, de publier prochainement toute le procédure de réalisation des biens gagés conformément aux textes légaux et réglementaires, et mènera une étude pour juger de l’opportunité et de l’impact de l’ouverture des guichets de refinancement aux intermédiaires financiers non bancaires.

Exprimant sa gratitude envers les institutions financières qui ont participé à l’enquête, la BCC invite toutes les autres concernées à apporter leur contribution à cette initiative, par le truchement de la Direction de la recherche et des statistiques à travers les adresses ci-après : bccdirstat@bcc.cd ou en appelant aux numéros +243815047242 ou +243813126862.

Dom

LEAVE A REPLY

*