La Banque mondiale va renforcer son action pour l’élimination de la pauvreté

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banque_mondiale-2Des ministres congolais, avec à la tête de leur délégation, Henri Yav Muland de Finances, et des experts de la Banque mondiale, ainsi que les coordonnateurs des unités de coordination des projets, tout comme ceux de cellules d’exécution des projets, chapeautés par le directeur des opérations de la Banque mondiale pour la RDC et la république du Congo, Ahmadou Moustapha Ndiaye, ont procédé hier mercredi 23 septembre 2015, au Fleuve Congo Hôtel,  avec un regard critique et sans complaisance, à l’évaluation de la revue à mi-parcours de la stratégie d’assistance pays de la BM en RDC pour la période 2013 – 2016. Ils ont également discuté sur les leçons inspirées par cette mise en oeuvre.

A l’issue des travaux de cette évaluation, Henri Yav Muland a remercié la Banque mondiale pour l’organisation de cette réunion, qui a permis de faire l’état de lieux de sa stratégie d’assistance à la RDC, mais aussi d’épingler quelques pesanteurs dans la mise en œuvre de la plupart des projets.

Pour relever les défis auxquels est confrontée cette mise en œuvre, le ministre des Finances a noté la réalisation de quelques ajustements à la stratégie actuelle jugés nécessaires pour répondre aux développements récents dans le pays et aux nouvelles demandes du gouvernement, avant de donner son accord  pour l’extension de la période de la stratégie jusqu’à la fin de l’année fiscale 2017.

Il s’est enfin réjoui que la Banque mondiale va renforcer son action sur deux piliers importants, à savoir la réduction de la pauvreté et la promotion de la prospérité partagée, qui cadrent avec le programme d’actions prioritaires de son gouvernement.

 

Nouvel objectif : promotion de la prospérité partagée en RDC

 

Auparavant, le directeur des opérations de la BM a mis en exergue les conclusions arrêtées à la fin des travaux de cette revue, non sans avoir apprécié la qualité du partenariat entre son institution et le gouvernement congolais. Un partenariat qui, a-t-il souligné, produit des résultats sur le terrain. Il a ensuite dit sa préoccupation de voir la Banque mondiale œuvrer davantage au cours des années à venir, à la transformation du vécu quotidien des populations congolaises.

Dressant le bilan de la première période, Ahmadou Moustapha Ndiaye retient que la stratégie de la Banque reste valable et que la Banque mondiale est sur le droit chemin.  Cependant, au cours de la seconde période, la Banque mondiale entend consolider les résultats enregistrés jusqu’ici.

S’il a invité le gouvernement et les coordonnateurs des unités de coordination des projets à faire pression pour la réalisation optimale des projets, c’est l’efficacité et la performance de la stratégie d’assistance pays qui sont visées.  Il les a en outre, exhortés à éviter de se focaliser sur les questions immédiates, pour opter pour les questions de développement à  long terme.

Le but de la revue à mi-parcours, a-t-il cependant insisté, est de s’assurer que la mise en œuvre des projets est bien conforme aux objectifs de départ et qu’elle reste valable pour le restant de la période de la mise en œuvre de cette stratégie. L’idée est d’ajuster, si nécessaire certaines interventions en cas de contraintes et de les réaligner aux nouvelles priorités. Et de mettre à jour les indicateurs de résultat, le cas échéant.

Ahmadou Moustapha Ndiaye a rappelé une fois de plus que l’engagement de la BM en RDC, est l’un des plus importants parmi les partenaires au développement du pays et de la Banque mondiale en Afrique. Le portefeuille de sa banque articulé en 26 projets actifs, est de 2,3 milliards de dollars.

Signalons que l’économiste principal de la BM,  Emmanuel Pinto Moreira, avait lancé les débats sur l’atteinte des objectifs de la revue. Dans le contexte du pays qui a évolué, il s’est posé la question de savoir si la mise en œuvre de la stratégie pays a été une réussite et si les indicateurs sociaux sont performants. Il s’est interrogé, les leçons que l’on peut tirer de cette revue et des ajustements que l’on peut proposer à la fin des travaux. La Banque mondiale n’étant pas seulement la banque des projets, mais une banque de connaissances où se développe une certaine expertise, Pinto Moreira a loué le recours aux têtes couronnées issues de grandes universités. Il a été complété par ses collègues sur des questions sectorielles.

Cette revue à mi-parcours, comme il faudrait le souligner, s’est terminée sous le signe de satisfaction générale, aussi bien des organisateurs que des participants.

                                                                             J.R.T.