La Banque mondiale soutient la création des pôles de croissance en RD Congo

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A l’issue de plusieurs entretiens, la RDC et la Banque mondiale sont tombés d’accord pour la mise en œuvre d’un projet ambitieux qui vise le développement de notre pays à partir des pôles de croissance. Comme fonds de départ, le projet sera financé à hauteur de 100 millions de dollars que doit approuver le conseil d’administration de la banque. Ce projet, comme l’ont si bien développé, hier mercredi 6 février, M. Paul Noumba, directeur sectoriel finance et secteur privé, qu’assistait M. Pape Demba Thiam, coordonnateur principal de la section finance et développement du secteur privé, vise en priorité, l’exploitation d’immenses ressources naturelles que regorge la RDC, parmi lesquelles le directeur Paul Noumba cite la terre, l’eau, l’homme, les mines et les hydrocarbures.

 A la question qu’il a posée de savoir comment transformer tout cela, l’expert de la Banque mondiale a donné son approche consistant à bâtir autour de l’agriculture par exemple, une industrie de transformation et un circuit de commercialisation qui procurerait beaucoup de recettes à l’Etat, tout en libérant de nombreux emplois pour la population et en développant les activités de production pour un nombre élevé des paysans. Schématiquement, Paul Noumba fait observer que ce projet va bâtir des « villages agricoles » qui englobent en leur sein, des agriculteurs, des centres de production des semences améliorées, des industries de transformation, des centres de fabrication et de réparation du matériel et de machines agricoles, des centres d’entreposage et  de commercialisation. Pour ce faire, il faudrait construire des infrastructures de base dont des routes d’évacuation.

Une visite effectuée dernièrement dans une usine artisanale de fabrication des chikwangues, le directeur sectoriel de la finance et du développement du secteur privé, a noté qu’on peut développer la capacité de production de cette usine et lui donner la possibilité d’écouler sa production en Europe ou aux Etats-Unis. Non seulement, l’Etat y gagnerait, mais que toute cette filière créerait des emplois et développerait autour de cette usine, des producteurs de manioc, des fabricants de la pâte à chikwangue, et l’emballage.

Paul Noumba s’est toutefois félicité des convergences de vues entre la Banque mondiale et le gouvernement congolais pour ce projet porteur.

Son collègue, Pape Demba Thiam, promoteur de l’idée, s’est longuement étendu sur les initiatives d’opportunités qui permettent d’aller chercher la croissance là où elle possède une certaine base. Le cas le plus illustratif est celui du secteur musical. La RDC regorge du plus grand nombre des musiciens. En créant des villages artistiques, des centres de répétition d’œuvres musicales, de location des instruments de musique avec des salles de spectacles, des producteurs de supports et de revendeurs de ces supports, on peut créer des emplois et développer ce secteur.

Pape Demba Thiam a évoqué ensuite le sous-projet de création des techno-pôles de Kinshasa. Le «  village des meubles » autrement appelé «  Kin-meubles » regrouperait à Binza, des fabricants des meubles autour desquels graviteraient des architectes d’intérieur, des tailleurs, et des vendeurs des mousses, des tissus et d’autres intrants. Avec ce projet, on peut parvenir à produire des meubles d’excellence qui utilise du bois de qualité et une technique artisanale, selon certaines traditions africaines. La Banque mondiale a recensé dans le cadre de ce projet, 12.000 artisans. Et si chaque artisan engageait dans son entreprise, trois travailleurs, cela ferait en tout 36.000 emplois créés. Il se rappelle que certaines personnes faisaient louer leurs machines à coudre aux fabricants des meubles.

D’autres sous-projets comme Kin-mechaniques construiraient des « villes mécaniques «  qui rassembleraient des mécaniciens, des électriciens, des peintres, des garnisseurs et des maisons de recharge des batteries ou de réparation des pneumatiques. Il en est de même de Kin-Pack dont l’objectif central est de développer de petites usines de fabrication d’emballage pour tout produit.

Aux craintes émises par les journalistes sur la compétitivité des produits chinois ou indiens qui sont moins chers, Paul Noumba croit que les produits agricoles de ces pays recourent en grande partie aux engrais chimiques. Aujourd’hui, ce sont les produits bio qui sont très appréciés et très demandés. Car, pour Pape Demba Thiam, il ne suffit pas qu’un produit soit moins cher, mais il faut qu’il puisse respecter les normes environnementales. Et il reviendrait au gouvernement d’édicter des normes et veiller à leur application. Des études ont démontré que la grande majorité de la population africaine vit dans le milieu rural où l’on utilise moins d’engrais chimiques.

Pour Paul Noumba, la Banque mondiale a priorisé quelques secteurs. Dans le secteur agricole, il y a le palmier à huile, le riz et le manioc. Il en a profité pour signaler que le Premier ministre congolais est en mission aux Etats-Unis pour la mise en œuvre d’une conférence permanente de l’investissement au Congo. On étudie présentement la faisabilité d’un partenariat stratégique sur les chaînes de production qui permettra de faire la connexion entre les gros industriels et les petits agriculteurs. La zone-cible pour la réalisation de ce projet est Mbanza-Ngungu, dans le Bas-Congo, et Kinshasa.                                                                                                                    

Jrt

 

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  1. Dans le cadre de la création des projets d’évacuation des produits agricoles, nous sollicitons votre concours pour obtenir un modèle électronique des Projets quantifiés et bancables que nous pourrons adpter à notre ONG. Pour d’avance pour votre réponse.

  2. Dans le cadre de la création des projets d’évacuation des produits agricoles, nous sollicitons votre concours pour obtenir un modèle électronique des Projets quantifiés et bancables que nous pourrons adpter à notre ONG. Merci d’avance pour votre réponse.

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