La Banque Mondiale recommande la prise en compte de tous les acteurs du développement

0
33

           La première stratégie du gouvernement congolais vient de se terminer sous le signe de satisfaction générale, aussi bien pour ses membres, que pour les autres acteurs du développement. Outre les performances enregistrées dans plusieurs domaines à la suite de la mise en œuvre d’une série de réformes, l’exécutif congolais se trouve devant de nouveaux défis qui exigent de nouveaux efforts et une détermination à réussir ce nouveau programme.
La nouvelle stratégie couvrant la période 2012 – 2015, 2016, est en élaboration. C’est le Premier ministre congolais Adolphe Muzito qui l’a communiqué aux partenaires au développement, FMI et Banque mondiale, au cours de la réunion tenue mercredi  dernier à la primature. C’était en présence des ministres du secteur économico-financier.
Adolphe Muzito a indiqué à cette occasion, que l’élaboration de ce document est en cours au sein du gouvernement.  Grande innovation de taille, il va intègrer dans sa confection, tous les acteurs du développement, notamment la société civile, la jeunesse et les provinces qui, jadis, n’étaient ni consultées, ni associées.
 
            Aujourd’hui, la prise en compte des autres acteurs de développement montre bien des progrès réalisés par l’exécutif congolais qui désormais, privilégie la politique du partenariat et la dimension participative des citoyens.
Le Premier ministre congolais a dévoilé, comme il faudrait le souligner, la vision de son gouvernement à ériger la nouvelle stratégie sur les performances enregistrées, à corriger les erreurs du passé et à intégrer les principales recommandations des partenaires au développement.
Ce sont autant des défis qui se présentent à notre pays, pour les prochaines années.
Pour bien des observateurs, le document en élaboration doit répondre aux vrais défis. C’est donc le lieu d’engager un grand débat, afin qu’il y ait convergence des vues entre tous les acteurs du développement.
 
La Banque mondiale engagée à soutenir le gouvernement congolais
La directrice des opérations de la Banque mondiale pour la RDC et la république du Congo, a profité de cette réunion pour réaffirmer la volonté de son institution, à soutenir le gouvernement dans son programme économique. La Banque mondiale entend disponibiliser un milliard de dollars sur les trois prochaines années. Avec ce levier financier, cette institution de Bretton Woods entend appuyer le développement à la base, notamment un paquet des projets dans ses différents secteurs d’intervention que sont les infrastructures, la santé, l’éducation, l’énergie, l’eau et assainissement, la bonne gouvernance et l’agriculture.
            Au cours de ses échanges avec la presse intervenus jeudi dernier, la directrice des opérations de la Banque mondiale pour la RDC et la république du Congo, Marie Françoise Marie-Nelly, a évoqué le projet-phare de son institution dans le volet des infrastructures, il s’agit de la R N 4 . Depuis que cette route construite grâce au financement de la Banque mondiale, est ouverte au trafic, Kisangani renaît avec des impacts visibles et immédiats. Entre autres, le projet chinois de la construction d’une cimenterie a été mis en chantier, le chiffre d’affaires de la brasserie de Kisangani a été multiplié par 3.
            Le seul blocage qui entrave la réalisation de nombreux projets demeure le problème énergétique. Sans énergie, comment faire fonctionner la cimenterie ? Comment assurer la poursuite de la campagne de vaccination pour les enfants, quand on ne sait pas conserver au frais les lots des vaccins ?
            Au regard des problèmes qui entravent le développement de la RDC, la directrice des opérations de la Banque mondiale pour la RDC et la république du Congo, insiste sur l’absence des statistiques de la population congolaise. C’est ainsi que son institution recommande au gouvernement congolais d’effectuer le recensement de la population.
Aujourd’hui, par exemple, a-t-elle relevé sans chiffres exacts, on estime que 67 % de la population congolaise a moins de 24 ans. Plus de 70 % des jeunes sont au chômage. Ce sont là des problèmes sérieux auxquels il faut ajouter le prix élevé de denrées alimentaires de première nécessité. Pourtant, a fait remarquer Marie Françoise Marie Nelly, la RDC regorge de nombreuses opportunités non exploitées, notamment dans l’agro-industrie, les matériaux de construction, le bois, l’énergie.
            Dans le domaine de l’agro-indutrie, le Kivu et d’autres provinces peuvent développer l’agriculture et l’élevage. La province de l’Equateur abrite une expérience pilote de l’agriculture financée par la Banque mondiale. La terre est fertile et il suffit de fournir aux paysannes, des semences améliorées pour voir la production agricole doubler ou tripler.
            En dehors des efforts qui pourraient être déployés à l’interne, bien des hommes d’affaires et industriels souhaiteraient venir investir en RDC. Malheureusement, la RDC fait encore face à certain nombre des contraintes, dont les infrastructures, l’énergie, le financement et le climat des affaires.
            La directrice des opérations de la Banque mondiale pour la RDC et la république du Congo note qu’il y a des initiatives locales qu’on peut encourager. Malheureusement, elles sont insuffisantes et peu coordonnées.
            Dans la nouvelle stratégie de la Banque mondiale, on privilégie la croissance inclusive, afin qu’il y ait moins d’efforts pour plus de production. La logique repose sur la densitification de l’effort. Et l’institution de Bretton Woods soutient le projet de création des pôles de croissance. Sur base de cette vision, tout ce qui se faisait à l’époque de manière séparée, est désormais réalisé grâce à un faisceau d’intégration.
            La Banque mondiale entend appuyer la RDC dans ses efforts dans la résilience( c’est la capacité d’un gouvernement à résister aux chocs exogènes) .
 
 
 J.R.T.      

LEAVE A REPLY

*