La Banque mondiale lance le débat sur son engagement à l’environnement en RDC

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Banque-MondialeTout ce mois de novembre 2015, les feux de l’actualité du monde resteront braqués sur l’environnement. Et pour cause ! Dans quelques jours s’ouvriront en France, les assises de la grande conférence sur le réchauffement climatique dénommée «  COP 21 ». Ce sommet mondial sur l’environnement qui se tient au moment où le changement climatique continue à dévoiler de dégâts importants causés en Asie et aux Etats-Unis, permettra aux dirigeants du monde, non seulement d’évaluer la mise en œuvre de résolutions adoptées lors de la précédente conférence, mais aussi d’élaborer des mécanismes de mise en œuvre des financements multi-bailleurs pour soutenir les efforts consentis par les pays du sud à sauvegarder les forêts.
En marge de ce sommet, à Kinshasa, la Banque mondiale a rassemblé hier mardi 10 novembre 2015, à son siège du boulevard Tshatshi à Gombe, des journalistes, un panel de conférenciers chapeauté par le directeur des opérations de la Banque mondiale pour la RDC, Ahmadou Moustapha Ndiaye. Une façon de lancer le débat sur la question environnement, et en même temps de recueillir les considérations des uns et des autres sur les enjeux et les défis. Car, le même exercice sera fait avec les députés, la société civile et les acteurs du secteur.
            Le directeur des opérations croit qu’à la COP 21, il se posera la problématique de l’environnement, mais aussi celle des mécanismes de financement en faveur des pays du sud, parmi lesquels la RDC.
            Laurent Debroux, coordonnateur des programmes environnement et développement durable, a parlé de l’engagement de la Banque mondiale dans le secteur de l’environnement en RDC, défis et opportunités. Dans son exposé, cet expert de la Banque mondiale a déployé la carte de principaux projets financés par son institution, et qui sont entre autres REDD +, le Projet forêts et conservation de la nature, le Projet de gestion améliorée de paysages forestiers, le Projet de réhabilitation du réseau des parcs nationaux, le Projet d’appui au processus national REDD +, et le projet FIP.
            La RDC qui détient le 2ème massif forestier du monde et un réseau hydrographique important, a relevé Laurent Debroux, pourrait être rémunérée pour sauvegarder ses forêts, afin de limiter les impacts environnementaux négatifs avec l’appui des populations locales. D’où il faudrait dresser un agenda d’adaptation au changement climatique, surtout que l’on s’attend à connaître des schémas climatiques plus perturbés avec des saisons pluvieuses plus longues.
C’est à ces défis que doivent se préparer les dirigeants de ce pays.
            Victor Kabengele, coordonnateur du projet REDD +, a présenté les grandes articulations de son projet qui a pour pilier central, la réduction des émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et la dégradation des sols.  Reconnue comme premier pays à avoir finalisé la phase de préparation au processus REDD +, sur les 47 pays pilotes, la RDC pourrait engranger des bénéfices réels aussi bien pour les communautés locales et le monde.
            Dieudonné Sambi N’sele Lutu, coordonnateur du PFCN, a entretenu la presse, des interventions de son projet dans ses composantes et ses sous-composantes, dans le renforcement des capacités institutionnelles, la participation de la communauté à la gestion de la forêt, et la gestion des aires protégées.
            Clément Vangu, coordonnateur du projet FIP, a indiqué que sa structure créée en 2014, vise à accompagner le projet REDD + avec un financement de 60 millions de dollars pour l’amélioration des paysages forestiers, les subventions aux communautés locales, la production des foyers améliorés, la culture des arbres avec des produits agricoles  et la multiplication des pépinières. Enfin, le directeur de l’ICCN, Ben Balongelwa, a éclairé les journalistes sur le projet de réhabilitation des parcs nationaux avec un accent particulier sur la lutte contre l’insécurité entretenue par les groupes armés dans les parcs nationaux , afin de favoriser la relance du tourisme.
J.R.T.