La Banque mondiale en appui aux populations locales

0
78

Banque-MondialeLes problèmes auxquels sont confrontées depuis des décennies, les communautés locales vivant dans les zones forestières, à l’Equateur, Kasaï Oriental et en Province Orientale, ont trouvé quelques solutions. Comme en témoignent avec un certain sentiment de satisfaction, quelques membres de la société civile, spécialisés dans l’encadrement des populations riveraines des forêts, abordés la semaine passée par Le Phare. Et comme il faudrait le souligner, les quelques préoccupations de communautés locales ont pu trouver des solutions, grâce à l’appui de la Banque mondiale, à travers le « Projet forêts et conservation de la nature » d’une enveloppe de 70 millions de dollars, et mis en œuvre par  son agence d’exécution, l’Unité de coordination du projet « UCP – Projet forêts et conservation de la nature ».

A en croire une source proche de cette agence, ce projet qui a démarré le 9 septembre 2009, dans trois provinces pilotes, Equateur, Kasaï oriental et Province Orientale, notamment à Salonga, Sankuru, Lukenie, Lac Tumba, Maringa, Wamba, Lopori, Ituri, Epulu et Aru, vise essentiellement l’amélioration de la gouvernance forestière pour la gestion durable de la biodiversité et des ressources forestières, en vue de contribuer à la consolidation de la stabilité macro-économique et à la croissance économique du pays.

Le projet Forêts et conservation de la nature comprend trois composantes principales. Outre le renforcement de capacités institutionnelles du ministère de l’Environnement, Conservation de la nature et Tourisme, la première composante s’intéresse à la restauration des fonctions essentielles des institutions de gestion forestière du gouvernement central et des exécutifs provinciaux.

Elle est financée à hauteur de 37,2 millions de dollars. Dans ce paquet, il est prévu entre autres, la réhabilitation des infrastructures de base, l’acquisition des équipements pour les ministères provinciaux de l’Environnement, Conservation de la nature, et la création de nouveaux systèmes généraux de gestion. L’autre volet de ce projet met en place des outils nécessaires à la gestion efficace des forêts et la mise en application des politiques forestières, y compris de nouveaux systèmes de gestion des données sectorielles, tels que le système d’information géographique ( SIG), et le système d’information de gestion forestière ( SIGEF).

            Avec une enveloppe de 5 millions de dollars, l’Unité de coordination du projet entend relever le niveau de préparation et transformation institutionnelles, en appuyant la revue institutionnelle du ministère de l’Environnement, Conservation de la nature et Tourisme, par la réduction du nombre des directions et la mise à la retraite des agents éligibles.

            Le second volet considéré comme le plus important pour ce projet, vise la participation des communautés locales à la gestion de la forêt dans les trois provinces pilotes, et va absorber un financement de l’ordre de 20,8 millions de dollars, y compris 1,9 million de dollars de FEM. Sa mise en œuvre pourra accroître certainement la participation des populations locales à la gestion des ressources naturelles à travers le zonage participatif des régions boisées et la consultation avec les populations locales. Il est prévu un soutien des activités de développement pour les populations forestières.

            Le troisième volet de ce projet qui concerne la gestion des aires protégées et qui va requérir un financement de 4,1 millions de dollars, entend renforcer les fonctions administratives de l’Institut congolais pour la conservation de la nature ( ICCN), et aidera à la réhabilitation du Parc national de Maïko.

            Signalons que comme résultats attendus, 57 projets sont en cours d’exécution au bénéfice de 12.500 ménages dans le cadre du développement de micro-projets communautaires de diversification des activités économiques  et la réduction de la pression sur la forêt dans les quatre paysages. La fin de ce grand projet interviendra le 30 juin 2015.

                                                                                                     J.R.T.

LEAVE A REPLY

*