La BAD sauve l’année scolaire 2009-2010 en RDC

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Le siège de l’Unité de Coordination des Projets (UCOP) a accueilli hier mardi 13 juillet, la réunion entre les responsables de cette structure et une délégation de la Banque Africaine de Développement.

Au menu : l’évaluation de l’impact du financement de la BAD aux Programmes d’Urgence d’Atténuation des Impacts de la Crise Financière (PUAICF).

En effet, la Bad avait débloqué en août 2009 une somme de 100 millions de dollars américains, logés à la Banque centrale du Congo, pour intervenir dans divers secteurs suivant les priorités du gouvernement de la République démocratique du Congo.

            Le responsable de la Banque africaine de développement a tenu à rappeler que son organisation avait répondu à l’appel ou demande du gouvernement congolais. Notamment dans le secteur de l’éducation au moment de la crise financière internationale où il y avait nécessité d’éviter la grève que les enseignants voulaient déclencher, en payant à temps leurs salaires.

            Les deux parties ont ainsi exprimé leur satisfaction du fait que l’année scolaire 2009-2010 qui vient de s’achever s’est bien déroulée, sans couacs auxquels on assiste souvent entre le gouvernement et les syndicats des enseignants.

En plus, hormis le paiement des salaires des enseignants, la Bad a aussi doté le secteur, des moyens de mobilité, en l’occurrence des véhicules et motos, en vue d’assurer le transport des responsables et le bon fonctionnement des services techniques.

            Enfin, l’enveloppe de la Bad a également aidé à la réhabilitation de quelques infrastructures scolaires à travers le pays.

Un autre secteur ayant bénéficié de l’intervention de cette banque panafricaine est la SNCC (Société nationale des chemins de fer du Congo).

            Elle a financé le plan de sortie de crise afin d’aider, tant soit peu, à la relance des activités et sauver à même temps la société du danger de la fermeture.

            Des entreprises et autres services publics ont également bénéficié des interventions de la Bad. Il s’agit de la SNEL (Société nationale d’électricité), REGIDESO (Régie de distribution d’eau) à travers le ministère de tutelle qui est celui de l’Energie. Idem pour la DGI (Direction générale des impôts) et la DGDA (Direction générale des douanes et accises) à travers le ministère des Finances.

            Il ne faut pas oublier l’appui de la Bad au gouvernement pour permettre d’atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE (Pays pauvres très endettés). 

La ventilation de 100 millions $US

            Par ailleurs, la clé de répartition de l’aide de la Banque africaine de développement se présente comme suit : SNCC : 14,2 millions de dollars ; Salaires des enseignants : 48 millions ; Paiement des factures de consommation d’eau de la Regideso par l’Etat : 9 millions ; celles de la Snel : plus de 8 millions ; construction du guichet unique de la Dgda/Kasumbalesa : 3 millions ; Dgi : 4,4 millions ; soutien au programme du gouvernement pour l’IPPTE : 5 millions ; etc.

Au total, quatre ministères ont bénéficié des interventions de la Bad, à savoir : le Plan, Finances, Budget et Education (EPSP).

            Prochainement, la Bad entend financer plusieurs autres projets. Dans la foulée, on a épinglé la faculté de polytechnique pendant 5 ans en vue d’aider à la matérialisation du programme gouvernemental des 5 chantiers ; le ministère des Affaires étrangères, à travers l’OIM (Organisation internationale pour la migration), divers projets visant la mobilisation de la diaspora à regagner le pays et contribuer à son développement ; etc. 

Dom

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