Kyungu, avocat de la Sodimco

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Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président de l’Assemblée provinciale du Katanga, s’est présenté hier mardi 22 février 2011 à la Primature, avec dans sa mallette le dossier des travailleurs de la Sodimco. Dans sa plaidoirie auprès du Premier ministre, Adolphe Muzito, le numéro un du parlement katangais a sollicité le règlement, par le gouvernement du lourd contentieux de 120 mois d’arriérés de salaires impayés de ces compatriotes.
Le Premier ministre, entouré pour la circonstance des ministres des Finances, Matata Ponyo, et des Mines, Martin Kabwelulu, s’est déclaré fort préoccupé par les problèmes sociaux des cadres et agents de cette société minière et promis l’implication du gouvernement dans la recherche des solutions.

 

 Il est bon de noter que la Sodimco n’est pas la seule entreprise du Portefeuille à traîner un lourd passif social. A l’OCPT (Office Congolais des Postes et Télécommunications), à la RVF (Régie des Voies Fluviales), à la Miba (Minière des Bakwanga), à la Cinat (Cimenterie Nationale) aux LAC (Lignes Aériennes Congolaises), cadres et agents croulent sous plusieurs années sans salaires. Mais l’on croit que le triste record des salaires impayés est détenu par LAC, où les employés ont largement dépassé la barre de 200 mois, soit bientôt 20 années de travail sans rémunération.
 D’où, certains analystes pensent s’il y a une sortie de crise à envisager pour la Sodimco, l’on ne devrait pas perdre de vue le transporteur aérien national, lequel opère dans un secteur fort porteur, où la concurrence étrangère engrange de plantureux bénéfices sur les lignes internationales. Il est anormal que l’Etat congolais ne soit pas en mesure de dégager des fonds pour réhabiliter la flotte des Lignes Aériennes Congolaises, alors que les avions, de nouvelle génération et performants, sont vendus aux enchères ou offerts en location aux quatre coins de la planète.
Une solution globale serait la bonne pour chasser le chômage qui frappe à grands coups non seulement aux portes de la Sodimco, mais aussi de l’OCPT, de la RVF, de la Miba, de la Cinat et des LAC.

Les transporteurs routiers en colère

 Parmi les interlocuteurs du Premier ministre hier dans son cabinet de travail, il y avait aussi les membres de la Fédération des Ouvriers des Transporteurs Routiers, qui avaient à leur tête André Tshikoji, leur président. Ceux-ci ont exposé, au chef du gouvernement, les difficultés qu’ils rencontrent dans l’exercice de leur métier.
En résumé, cette corporation est confrontée  aux mauvaises conditions de travail, au manque de moyens matériels adéquats, à l’absence des frais de mission lors des voyages, de logement et de couverture de risque, etc. Des photographies illustrant leur mauvaise prise en charge médicale ont été montrées à Adolphe Muzito, alors que ces ouvriers paient régulièrement leurs cotisations auprès de l’Institut National de Sécurité Sociale.
 Dans le souci de s’imprégner correctement du dossier, le chef du gouvernement a décidé de réunir de nouveau, autour d’une table, les ouvriers des transporteurs routiers ce mercredi 23 février 2011, avec la participation des inspecteurs du travail et de la police judiciaire ainsi que celle du Directeur général de l’INSS.
    Kimp

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