Kinshasa «enclavée» : la construction des voies de dégagements s’impose

0
43

 

La situation trouble  qui a prévalu  mardi 22  juillet 2014 dans la capitale kinoise a mis à nu le déficit des voies de circulation dans cette mégapole de près de dix millions d’âmes.

            En effet, malgré les travaux de modernisation des infrastructures routières en cours, les routes actuelles  de la ville de Kinshasa n’ont pas encore  atteint la capacité d’accueil voulue pour  rendre  fluide le trafic.

             Cela,  au vu du nombre de plus en plus élevé de véhicules. Pour preuve,  mardi, bien que le Centre-ville se soit vidé, les embouteillages ont été montres. Toutes les  grandes artères étaient bondées de monde et les automobilistes pressés de quitter le centre des affaires  pour rejoindre leurs maisons  avaient tout le mal du monde pour se frayer un  chemin.

            C’est parechocs, contre parechocs et dans la précipitation que l’évacuation a été faite vers les habitations, dont la plupart se trouvent dans la périphérie de la ville.

            Cette situation est due à la configuration actuelle de la ville qui ne propose aux kinoises et kinois que deux mouvements à faire chaque jour sans une autre alternative.

            Le matin, c’est le mouvement qui part de toutes les communes pour converger   vers les abords du fleuve Congo où il y a une grande activité économique et administrative  et,  le soir, tout le monde quitte les abords du fleuve pour rejoindre les collines et vallées de la ville. A titre d’illustration, les gens quittent chaque jour par route  Maluku situé à quatre-vingt kilomètres  ou Mitendi à près de trente-six kilomètres pour le Centre-ville.

            Quelques privilégiés habitent la commune de la  Gombe qui se trouve le long du pool malebo où se trouve toute l’administration, les communes de Lingwala, Kinshasa, Barumbu et dans une moindre mesure les communes de  KasaVubu, Bandalungwa, Kitambo, Ngiri-Ngiri, Kalamu. Pour la grande majorité qui va du coté Est de la ville ou du côté Sud-Ouest, c’est la galère.   Cela pose également le problème d’évacuation du Centre -ville en cas d’une grande catastrophe, car dans pareil cas,  il faut envisager d’autres voies que la voie routière.

            Les routes sont tellement congestionnées qu’il faut parfois attendre des heures avant d’arriver à domicile.  Et pourtant, des projets ficelés chiffres à l’appui   existent depuis l’époque du Maréchal Mobutu et ne demandent qu’à  être mis à jour.

Pistes de solutions possibles

            Comme toutes les villes modernes du monde qui ne s’arrêtent jamais d’innover et de se moderniser, la situation  à Kinshasa, capitale d’un pays qui aspire à devenir un pays émergent,   peut être résolu  avec un peu d’imagination et de volonté  politique par la mise en service d’autres voies de circulation aussi actuelles que modernes.

             Notamment,    la  construction de voies de dégagements ou de périphériques, de viaducs  géants  qui s’imposent aujourd’hui comme une nécessité absolue  mais aussi l’exploitation de la  voie lacustre  où de bateaux mouches  partiraient du port de l’ex-Onatra  pour desservir jusqu’à Maluku. La construction d’un  métro ou d’une ligne de tramway  serait également très utile afin de faciliter le trafic et on gagnerait beaucoup en temps.

            Sur le plan administratif, pourquoi ne pas envisager une décentralisation de certains services et ministères qui par le fait d’entrainement encouragerait également une certaine activité économique à se développer? D’ailleurs, sur ce point de bons exemples existent.

            C’est le cas de l’appareil judiciaire qui a installé avec succès des tribunaux de paix dans chaque commune de Kinshasa et de titres fonciers  qui ont installé dans chaque district de Kinshasa une circonscription foncière qui fonctionne normalement.

             La conséquence logique de cette manière de voir les choses,  c’est de mettre fin aux bousculades  dans ces administrations où les dossiers sont pris en charge aussitôt arrivés.

            Si pour  raison d’intérêt public, l’Etat doit  exproprier  certains compatriotes, il faut alors dans ce cas que tout soit fait pour que ceux-ci perçoivent réellement les prix de leurs propriétés et soient relogés ailleurs.   Car, dans un  passé récent, certains compatriotes ont reçu deux fois l’argent de l’Etat pour la même opérations.

 

VAN 

LEAVE A REPLY

*