Kinshasa dans la droite ligne de la Déclaration de Bamako

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Kinshasa abrite depuis hier lundi 10 mai, les travaux de la XVIIIe assemblée régionale de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie, APF.
Pendant deux jours, soit du 10 au 11 mai 2010, les participants au sommet de Kinshasa essayeront de passer en revue les voies et moyens susceptibles à la matérialisation de la Déclaration de Bamako, 10 ans après son adoption par les membres de l’APF.

 

C’est le président de l’Assemblée nationale de la RDC et président de la section congolaise de l’APF qui a ouvert les travaux hier lundi au GHK.
Saluant l’initiative des pères fondateurs de l’APF, Evariste Boshab a fait remarquer que la construction du meilleur des mondes trouve sa force dans le partage d’une vision. Avant de se dire convaincu que la démocratie est le mode de gouvernement capable d’assurer l’épanouissement humain.

 Il a invité les délégués des pays membres, notamment les Africains de l’espace francophone, à promouvoir la paix et la fraternité entre les peuples, gage nécessaire pour permettre aux Etats africains de rompre définitivement avec les cycles irréductibles de violences qui ont davantage cloisonné les horizons du progrès social du continent.

 Et face à la situation, la Déclaration de Bamako se veut une halte refondatrice du schéma d’avenir, celui prônant le rejet des pratiques du passé.

 Pour le président de l’Assemblée nationale congolaise, la Déclaration de Bamako est bien vivante. Car, dit-il, « progresser vers la démocratie par le développement économique et social demeure le leitmotiv de nos gouvernements respectifs ».

 Comme preuve de la bonne marche de la démocratie en Rdc, Evariste Boshab cite l’institutionnalisation du statut de l’opposition, des progrès irréversibles du multipartisme, l’expérience de la compétition électorale démocratique.

 Avant ce discours d’ouverture officielle des travaux, deux allocutions ont été prononcées respectivement par le chargé des missions Afrique et le secrétaire général de l’APF.
 Le chargé de mission Bognessan Yé Arsène a rappelé le caractère historique sommet de Kinshasa qui se tient en 2010. Une année mémorable qui marque l’indépendance d’un bon nombre des pays africains notamment ceux membres de l’APF.

 C’est aussi l’année du 10ème anniversaire de la Déclaration de Bamako dont il a décliné les principales recommandations.
Pour le secrétaire général, Jacques Legendre, la Rdc est un membre très stratégique pour l’association.
D’abord, le pays se trouve en position géopolitique privilégiée, et il est le premier Etat le plus peuplé de l’espace francophone.
L’orateur a saisi l’occasion pour faire un rappel succinct de l’historique de l’association.

 Créée en mai 1967 à Luxembourg, l’APF s’est assignée entre autres missions celle de promouvoir la démocratie dans les  Etats membres.
Raison pour laquelle, elle n’a pas hésité à suspendre de participation les Etats où la démocratie a été interrompue par des coups d’Etats. Cas de la Mauritanie, Madagascar, etc.

Les engagements de Bamako

 Dans la déclaration qu’ils avaient signée à Bamako (Mali), il y a dix ans, les Etats membres de l’APF avaient pris un certain nombre d’engagements. Notamment la consolidation de l’Etat de droit, la promotion de la culture électorale et démocratique, l’instauration d’une vie politique apaisée ainsi que la promotion des droits de l’homme dans l’espace francophone.

 Outre le président de l’Assemblée nationale Boshab qui est le président de la section congolaise, et son homologue du Sénat Léon Kengo en sa qualité de président d’honneur, la République démocratique du Congo était fortement représentée à la cérémonie d’ouverture de la 18ème assemblée de l’APF.

 Le gouvernement avec en tête le Premier Ministre Muzito, le Premier président de la Cour suprême de justice, le Procureur général de la République et autres personnalités institutionnelles ont assisté à la cérémonie.
La clôture des travaux intervient ce mardi 11 mai par une conférence de presse.

Dom

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