Kinshasa : 191 chefs d’établissements scolaires suspendus

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IMG_0463Au total, 191 chefs d’établissements scolaires du secondaire de trois provinces éducationnelles de la Ville-Kinshasa et les présidents des Comités scolaires de parents d’élèves viennent d’être suspendus par le secrétaire général à l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (E.P.S.P.), Dieudonné Lufunisabo Bundoki. Aucun réseau d’enseignement – non conventionné, conventionné ou privé agréé – n’est épargné par cette mesure qui vise à sanctionner, dans un premier temps, les établissements scolaires du cycle secondaire de Ville-Province de Kinshasa ayant enregistré des contreperformances (néant) au cours des trois dernières sessions de l’Examen d’Etat 2011, 2012 et 2013). Il s’agit de 110 chefs d’établissements pour la province éducationnelle de Kinshasa/Est ; 32 pour Kinshasa/Centre et 49 pour Kinshasa/Ouest.

Dans sa note de service, signée le 26 juillet 2013 et adressée à tous les directeurs provinciaux de l’EPSP et à tous les inspecteurs principaux provinciaux de l’EPSP, Dieudonné Lufunisabo les informe qu’ « en exécution de la décision du Jury de l’Examen d’Etat du 15 juillet 2013 se rapportant aux écoles ayant enregistré des contreperformances au cours de trois dernières sessions, je vous charge de suspendre les chefs d’établissements et les Présidents des comités des parents des établissements d’enseignement tant public que privés dont la liste en annexe ». Pour terminer, le Secrétaire général à l’EPSP ajoute : « Il sied de préciser que cette liste qui ne concerne que les établissements de la Ville-Province de Kinshasa sera complétée pour les autres provinces éducationnelles, au terme de la publication des résultats de l’Examen d’Etat ».

Plusieurs parents et partenaires éducatifs avouent qu’il était temps que les autorités réagissent pour placer les préfets et autres responsables scolaires devant leurs responsabilités face aux échecs répétitifs aux sessions de l’Examen d’Etat. Certains pensent que nombreux sont les chefs d’établissements qui n’accomplissent plus leurs devoirs pédagogiques et se livrent seulement à la recherche des combines financières en trompant les enfants. Cette dernière attitude, notent-ils, est à l’origine des saccages commis par des élèves déçus et ayant perdu de l’argent dans ces combines sans lendemain organisées par certains chefs d’établissements scolaires. L’opinion générale est que ces sanctions ciblées se poursuivent pour assainir les milieux où se forme la jeunesse qui reste l’avenir de notre pays.

SAKAZ

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