Kingabwa, un mort refuse d’être porté en terre

0
55

L’histoire fait grand bruit au quartier  Kingabwa, où morte lors d’un  naufrage qui a eu lieu au port de Brazzaville, au Congo d’en face le dimanche 2 mars dernier, un corps a causé bien de soucis aux vivants qui tentaient de le conduire à sa dernière demeure.  Il a fallu l’intervention mystique de chefs coutumiers du coin pour qu’enfin le mort accepte de partir se reposer.

Selon les habitants de Kingabwa, l’affaire sort de l’ordinaire et donne de la sueur froide à ceux qui ne comprennent rien.  Alors que la victime avait pris place à bord d’une pirogue motorisée pour la traversée du fleuve à partir de Brazzaville, le barreur du hors-bord  aurait été distrait par un coup de fils qu’il avait reçu, on ne sait de qui.

Le temps de se rendre compte que son embarcation tanguait et se rapprochait dangereusement d’une baleinière amarrée, la pirogue est entrée en  collision. De ce choc, indiquent les sources, quatre personnes auraient péri dont cette femme qui défraie aujourd’hui la chronique.

Ainsi,  après que le corps a  été repêché, il a été ramené à Kinshasa auprès de sa famille  pour des funérailles. Curieusement, lorsque le corps est arrivé au port où il devait être débarqué,    les membres de famille ont remarqué qu’il portait des entailles.  Et avant même que l’embarcation n’atteigne la rive, la pirogue allait de nouveau sombrer.  Le corps était néanmoins récupéré puis ramené sur la terre ferme.

Premier épisode: la famille se résoudra d’aller inhumer la victime sur une île qui se trouve en face. La pirogue dans laquelle le corps va  embarquer prendra feu. On sauvera la dépouille tant bien que mal.

Deuxième épisode : la famille va cette fois-là  faire appel  à deux  corbillards pour l’enterrement. Les deux services vont opposer une fin de non-recevoir, au motif que   le mort était en colère. Et c’est seulement après toutes ses tentatives infructueuses que les sages de la famille vont recommander de faire intervenir les chefs coutumiers du coin. Et c’est effectivement après cette intervention que le mort va finalement accepter  d’être porté en terre.

                             VAN   

LEAVE A REPLY

*