Kin-Ouest : 129 accidents de «wewa» au premier semestre 2015

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Incontournables sur nos artères principales et presqu’irremplaçables sur nos routes sablonneuses ou défoncées parsemées des nids de poule, de cratères et des flaques d’eau, les motocyclettes sont les véhicules très prisés en milieu urbain comme en milieu rural.

L’engouement, mieux la mode de l’engin à deux roues, a gagné tout Kinshasa, non sans jeter sur les routes et dans tous les quartiers, des milliers de jeunes sans emplois, ignorants superbement le code de la route, ainsi que les règles élémentaires de sécurité, comme le port de casque et de lunettes. D’où de nombreux accidents enregistrés avec un bilan qui fait dresser les cheveux sur la tête, en même temps qu’il interpelle à la fois les «  wewa », la police et la CNPR.

Le commandement du Groupement de la Police de circulation routière ville de Kinshasa, du secteur Kinshasa-Ouest, ayant à sa tête le commissaire supérieur Ildephonse Mukala Kaniki, et avec l’appui de ses proches collaborateurs, vient de dresser les statistiques des accidents causés par les «  wewa ».

A travers ce travail scientifique à plus d’un titre, cette unité spécialisée de la police provinciale, a recensé les accidents de motos survenus dans le secteur de Kinshasa-Ouest. En effet, au cours du premier semestre de 2015, la PCR a recensé en tout 129 accidents.

Le bilan fait frémir. 15 tués. 90 cas de lésions corporelles graves. 85 lésions corporelles légères. Dégâts matériels importants : 17. Dégâts matériels légers : 87. Ce qui représente 194 cas d’accidents dont 190 victimes  et 104 motocyclettes ou véhicules endommagés.

Le groupement PCR de Kinshasa-Ouest a fait encore mieux, éclairer les usagers de la route, non seulement sur  la localisation des accidents, mais nous situe aussi les jours et les heures où ces sinistres surviennent le plus souvent.

Ngaliema a enregistré 26 cas d’accidents, Barumbu 25 et Kasa-Vubu 11, pour ne citer que ces communes.

Concernant les jours de la semaine, le Groupement de la Police de circulation routière note que le lundi, il y a eu 20 accidents, mardi 19, mercredi 10, jeudi 25, vendredi 15, samedi 15 et dimanche 15.

Recommandation de la police : respecter le code de la route et observer les règles de sécurité

         S’agissant les heures, cette unité spécialisée de la police provinciale a donné un éclairage intéressant pouvant nous prévenir sur ces sinistres.

De 3 H à 7 H : 7. De 6 H à 9 H : 20. De 9 H à 12 H : 18. De 12 H à 15 H : 21. De 15 H à 18 H : 25. De 18 H à 21 H : 20 et de 21 H à minuit : 11. Ce qui donne le total de 129 cas d’accidents.

         Comme interprétation de ces statistiques, on peut dire c’est à Ngaliema où  se produisent de nombreux ces accidents de motos. Si beaucoup sont enregistrés  le jeudi avec 25 cas, le lundi suit avec 20 cas, tandis que le mardi et le mercredi suivent avec 19 cas chacun.

         De 15 H à 18 H, nos routes sont meurtrières quand on roule sur des motos : 25 accidents. Après cette tranche d’heure : entre 12 H et 15 H, 21 cas ont été enregistrés. De 18 H à 20 H, comme de 6 H à 9 H, les motos connaissent des cas de collision où sont percutées par les automobilistes : 20 cas.

         Un regard critique sur les principales causes d’accidents nous dévoile les griefs que l’on peut attribuer aux motocyclistes. L’excès de vitesse a causé 49 cas d’accidents. Fausses manœuvres : 20. Refus de priorité : 17. Imprudence au volant : 11.

         Au Groupement de la police de circulation routière secteur Kin-Ouest, d’autres causes ont été épinglés. Notamment le non respect de bande de circulation, le mauvais dépassement, la violation de sens unique, le changement brusque de bande de circulation, le non respect de la distance réglementaire entre les véhicules, le mauvais croisement, la portière ouverte, le refus d’obtempérer aux injonctions de l’agent qualifié, le refus de céder le passage, le non respect de signaux lumineux et le non respect des marques au sol.

Avec ce travail, l’on ne peut que féliciter cette unité pour la qualité de ces statistiques et l’encourager à poursuivre cet exercice. Il revient aux usagers de la route d’en tenir compte pour améliorer leur conduite et à la Commission nationale de prévention routière de définir les axes des campagnes à mener en faveur des motocyclistes. Telles sont les leçons qui se dégagent de l’analyse de ces statistiques.

J.R.T.