Kimbembe Mazunga a lancé les travaux de modernisation du Port de Boma

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Le Directeur Général de la Société commerciale des Transports et des Ports (SCTP), Jean KimbembeMazunga a procédé le vendredi 28 août dernier au lancement des travaux de modernisation du port fluvial de Boma, dans la ville qui porte le même nom. Témoins de l’événement : la Maire de la ville, qui a procédé à la pose de la première pierre, le Directeur général de la société M.W Afritec, les responsables du BTC, ainsi que les cadres et agents de la SCTP/Boma.
Les travaux qui seront exécutés en 15 mois, sont financés par la société M.W. Afritec à hauteur de 18 millions de dollars américains.
Selon le Directeur général de M.W. Afritec, ces travaux consistent au bétonnage et au drainage du port international de Boma. Pour cela, il sera procédé au désherbage et au broutage déblais de la section D du port, à l’amélioration de la fondation du terre-plein et à son bétonnage, ainsi qu’à la construction des ouvrages de drainage des eaux de pluie.
Pour la maire de Boma qui procédait à la pose de la première pierre du début des travaux, la modernisation de ce port fera que la ville de Boma soit légitimement fière d’être appelée ville portuaire.
A la question de savoir  pourquoi la SCTP n’a-t-elle pas lancé un appel d’offres  – le DG Jean Kimbembe Mazunga a répondu : « Nous n’avons pas lancé un appel d’offres parce qu’on n’avait pas d’argent.  Pour lancer un appel d’offres, a-t-il précisé, vous devez d’abord publier un avis selon lequel la RDC a reçu ou dispose d’un financement et se propose de lancer des travaux.  Il n’y avait pas un franc, ni un programme prévu dans aucun budget.
C’est quand je suis venu saluer le personnel ici à Boma, après ma nomination à la tête de la SCTP que la Maire m’a dit de faire un tour au port et j’ai constaté que c’était autre chose qu’un port.
Et dans la foulée, l’entreprise Afritec nous a contacté, parce qu’il faut le dire, Afritec fait partie d’un groupe qui est composé d’armateurs aussi.  Elle n’accoste qu’à Boma et sa chaîne de distribution commence ici.  Afritec nous a proposé un partenariat.  C’est elle qui met l’argent.  Et moi je n’avais qu’à faire un protocole d’accord à soumettre à l’avis du Conseil d’administration».
En outre, le numéro un de la SCTP fait savoir que vu la hauteur du montant, il fallait obtenir l’approbation du Conseil d’administration et l’avis favorable de l’Assemblée générale de la SCTP.
Et de poursuivre : « Les experts de la SCTP sont venus ici. Ils ont contradictoirement défini les quantités des travaux. Il n’y a pas que le quai à bétonner, il y a aussi des longueurs de caniveaux qu’il faut drainer (…) ; et les coûts unitaires appliqués par Afritec avaient été évalués par nos experts.  Nous avons noté quelque part qu’Afritec était moins cher que Mercurial, parce qu’elle n’a pas besoin de faire de bénéfice sur les travaux, mais veut plutôt voir le port à niveau pour ses importations».
Pas d’exclusivité sur l’utilisation du port
Toutefois, a-t-il tenu à préciser, il n’y aura pas d’exclusivité sur l’utilisation du port.  Tous les navires pourront y accoster.  C’est pourquoi le port de Boma reprendra bientôt son rôle d’arrière-quai du port de Matadi.  « Quand il y a engorgement à Matadi, on remarque un nombre important de bateaux au mouillage, parce que personne ne veut accoster à Boma, à la suite du mauvais état du port.  Mais aujourd’hui, il y a un levier, la route Boma-Matadi dont le chef de l’Etat Joseph Kabila avait lancé les travaux de réhabilitation, couplée à la remise à niveau du port, fera que les bateaux pourront accoster ici et les containers quitteront Boma pour Matadi en vue de prendre le train ou la route en direction de Kinshasa ». Ce qui constitue un gros avantage pour la SCTP et la RDC tout entière, a souligné le DG Jean Kimbembe Mazunga.
Par ailleurs, il a renseigné que la SCTP avait tout intérêt à conclure un tel marché en vue de préserver son bénéfice. Car, a-t-il dévoilé, « Afritec nous avait montré preuve à l’appui, qu’elle pouvait construire son propre port ou à défaut faire accoster ses navires dans un des pays limitrophes et acheminer ses produits à Kinshasa, avec un différentiel des prix qui ferait que les consommateurs congolais allaient en pâtir.
.  Si tout cela ne constituait pas un argumentaire solide, on n’aurait pas eu l’aval du Conseil d’administration, l’avis favorable de l’Assemblée générale et la Direction générale de contrôle des marchés publics n’allait pas nous accorder l’avis de non objection ».
                                    Dom