Kimbanseke : nouvelle stratégie pour récupérer les enfants difficiles

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Agent au ministère de la Fonction Publique, le septuagénaire Martin Mukendi s’investit totalement, depuis dix ans, dans l’encadrement des enfants en situation difficile.  C’est ainsi qu’il a été désigné au poste de président du Réseau Communautaire pour la Protection des Droits de l’Enfant (Recope), au quartier Kabila, dans la commune de Kimbanseke. Il est demandé aux parents ayant des enfants au caractère difficile de les amener au centre d’écoute de l’avenue Bateke.

Mukendi Mbuyi a indiqué que le « Recope », parrainé par l’ong Save The Children, poursuit les objectifs suivants : trouver des pistes de solution pour les enfants qui ont quitté leurs familles en cherchant à les recaser chez eux ; faire en sorte que les adolescents à priori  équilibrés n’aillent pas dans la rue.

         Il a fait savoir que cette ong est présente à Kimbanseke, Masina, Selembao, Makala. Le travail sur terrain a été précédé par un atelier de formation animé par des membres de Save The Children.

         Le Recope/ Kimbanseke  étant divisé en plusieurs zones, le quartier Kabila, qui comprend une dizaine d’avenues ( du boulevard Lumumba jusqu’à l’avenue Potopoto) fait partie du pool C.  Antoinette Nzanzu et Wanet Ngalula ainsi que quatre garçons et filles ( Kabasele, Kalonji, Elonga Lokali……) sont les membres de leur comité de quartier.

         Kabasele, Biakananga et consorts ont constitué un club regroupant plusieurs jeunes du quartier. Lors de leurs rencontres, ces jeunes  parlent des problèmes de leur milieu. Les quatre garçons et filles, dont quelques uns viennent de décrocher leurs diplômes d’Etat, expliquent  à d’autres jeunes,  grâce au théâtre et autres moyens, de ne pas cultiver des antivaleurs.

         «Notre travail, a dit Mukendi, consiste à sensibiliser régulièrement les parents à bannir  la maltraitance infantile ( injures, privation de nourriture…..) dans leurs foyers, à ne pas favoriser des mariages précoces ….. ». Il leur  arrive de tenir des causeries morales à l’intention d’une cinquantaine de parents sur les problèmes d’encadrement des enfants, ou simplement  de se diriger vers un parent lorsqu’ils prennent connaissance d’un cas de maltraitance ou d’une préoccupation.

         Notre interlocuteur est revenu sur la récente campagne de sensibilisation initiée par une structure de protection des droits des enfants dénommée Reejer sur l’enregistrement des enfants dans les bureaux de l’Etat civil. Ayant compris le bien fondé de ladite campagne, plusieurs parents ont rempli les formulaires apprêtées pour la circonstance.

         Il y a lieu de signaler que le partenariat entre le Recope et Save the Children étant arrivé à terme, son supérieur hiérarchique, le superviseur du pool C, Donatien Tshimanga, et d’autres responsables, se démènent pour mettre la main sur d’autres bienfaiteurs.

Jean-Pierre Nkutu