Kimbanseke : le meurtre de José Kalaba relance l’insécurité

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La commune la plus peuplée de Kinshasa, Kimbanseke, est actuellement embarquée dans une vague d’insécurité qui rappelle le safari des Kuluna d’il y a quelques mois. A la base, des rondes nocturnes des bandes d’éléments incontrôlés armés reconnaissables par la différence d’accoutrement. En effet, certains habillés en tenue militaire, tandis que les autres portent la tenue civile, ces membres de la pègre kinoise n’hésitent pas à dépouiller les paisibles citoyens de leurs effets. A la nuit tombée, ces malfaiteurs sillonnent les quartiers dépourvus de postes de police et frappent généralement, le long de ruisseaux, sur les sentiers, aux petits ponts de fortune reliant de quartiers.  Leur divagation a accru la criminalité dans cette partie de la ville. Et on compte non seulement de nombreuses victimes dépouillées de leurs biens, mais aussi des morts.

Dans la seule nuit du 3 janvier 2014, ces éléments incontrôlés se sont signalés dans plusieurs coins et recoins de Kimbanseke. M. Patrick Luvwezo, tenancier d’une cabine de communications, de retour à son domicile, après la fermeture de sa «  boutique », a croisé ces malfaiteurs qui lui ont arraché les recettes de la journée, dix téléphones portables neufs V.I.P, ainsi qu’un lot de cartes prépayées. Le tout représentant une valeur de 1.500 dollars.

Mme Moseka Alfa, vendeuse dans une terrasse du quartier Matumona, se rendait seule à pied au toit familial. Il était 0 H 15’. Elle a fait la rencontre avec ces bandits. Aussitôt encerclée, elle a perdu ses bijoux, son téléphone de marque Nokia à double sims et la somme de 30 dollars et 25.000 FC.  Auparavant, c’est M. José Kalaba sûr que la guerre contre les Kulunas a ramené la sécurité dans la ville de Kinshasa, à se rendre à l’évidence du contraire. Car, au moment où il longeait une avenue au marché Milangi qu’il se verra interpellé par trois hommes armés dont l’un en tenue militaire et deux autres en tenue civile. Pour cet accoutrement bizarre, il a poursuivi sa route. Mais ses agresseurs l’ont pourchassé. Lors des violences exercées sur lui, José Kalaba a tenu à sécuriser ses téléphones cellulaires et ses quelques billets de banque. Il s’en est suivi une bagarre. A la suite des cris de détresse qu’il lançent dans le voisinage pour appeler au secours, l’un des malfrats lui a tiré une balle dans le ventre. La victime qui ne pouvait plus avancer et saignait abondamment, est tombée. Les brigands ont alors pris la fuite, l’abandonnant sur le lieu de l’agression. Le corps de l’infortuné a été découvert étalé dans une mare de sang à l’arrêt Basoulard.

Pour ce crime, la population de Kimbanseke réclame plus de sécurisation dans tous ses quartiers. Ce qui implique la multiplication des patrouilles pédestres et motorisées de la police.

                                                                                                        J.R.T.

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