Kikwit : les députés exigent toute la lumière

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La situation d’insécurité qui prévaut actuellement dans la ville de Kikwit, marquée par la mort d’hommes et des dégâts matériels considérables, préoccupent toutes les institutions républicaines.

Le ministre de l’Intérieur et Sécurité, Adolphe Lumanu Buana Sefu est arrivé sur place en début du week-end, et y séjournait encore hier.

Pour sa part, le chef d’Etat major général des FARDC (Forces armées de la République démocratique du Congo) Didier Etumba est arrivé, hier dimanche à Kikwit.

De son côté, l’Assemblée nationale n’est pas restée indifférente à ce qui se passe dans la ville de Kikwit.

C’est sous cet angle qu’il faut placer la concertation, ce weekend-end, entre le président de l’Assemblée nationale et les députés nationaux de la province du Bandundu.

A l’issue de la rencontre, le bureau de la chambre basse du parlement au sein duquel siègent deux ressortissants de la province du Bandundu (1er et 2è vice-présidents), a décidé de dépêcher une délégation des députés nationaux sur place à Kikwit en vue de s’enquérir de la situation.

            Entre-temps, le gouvernement est sommé de faire toute la lumière sur la situation devant la Représentation nationale avant la fin de la semaine.

            A ce sujet, joint au téléphone, Me Lumeya-dhu-Malegi qui est l’un des élus du Bandundu ayant pris part à la réunion avec le bureau et député élu de la ville de Kikwit, a fourni au Phare quelques détails sur ladite réunion.

            D’abord, la délégation parlementaire qui se rendra à Kikwit sera composée de dix députés dont la majorité constituée des originaires du Bandundu.

            Parmi les élus du Bandundu qui feront partie de la délégation, on a entre autres Me Lumeya, Marc Mvuama, Georgette Madiko, Zénon Mukwakani, Robert Minaku, Théophile Mbemba, etc. Et aussi des députés non originaires dont l’identité ne nous a pas été communiquée. 

Lumeya s’interroge par la présence prolongée des gardes républicains ! 

            En dehors des décisions prises au cours de cette réunion, notamment la demande pressante au gouvernement de faire la lumière sur les événements et l’envoi d’une délégation parlementaire à Kikwit, Evariste Boshab et ses collègues « Ngwashi » ont échangé sur la situation.

De ces échanges, il a été constaté par les élus, l’abandon de la population à son triste par ceux qui sont censés lui assurer la sécurité.

            Ce qui explique l’organisation des groupes d’autodéfense populaire par les jeunes kikwitois en vue de se prendre en charge face à l’insécurité.

            Il a été également constaté, pendant les événements, l’absence de l’autorité de l’Etat et un déficit managérial criant dans le chef du gouverneur de province, selon les termes de l’honorable Lumeya.

            A propos, il dit ne pas comprendre le fait que la ville soit tombée en insécurité quelques heures après le départ de l’autorité provinciale qui venait de réconforter la population en lui garantissant la  sécurité.

            Attitude que l’honorable Lumeya compare à un cas d’insécurité survenu il y a peu, sous le même gouverneur, lors du lynchage d’un homme au quartier Kanzambi dans la commune de Lukeni, ville de Kikwit.

            Qui sont à la base de cette insécurité. L’élu de Kikwit dit attendre des précisions officielles en ce qui concerne l’identité des assaillants, soulignant toutefois que la population cite quelques éléments de la Garde républicaine.

            C’est ici que notre correspondant s’est interrogé sur les raisons de la présence prolongée des gardes républicains dans la ville. 

Que font-ils à Kikwit pendant plus de six mois ? Se demande Lumeya-dhu-Malegi qui renseigne qu’ils occupent des hôtels, fréquentent les milieux de jouissance populaire…sans qu’on sache ce qu’ils font réellement dans la ville.

            Par ailleurs, l’élu de Kikwit a confirmé les informations faisant état du saccage du siège du parti présidentiel, le PRRD, ainsi que de la résidence de son président fédéral, par des jeunes-gens en furie.

            Quant au bilan, l’interlocuteur du Phare parle d’un jeune homme de 18 ans tué au camp militaire Ebeya. La victime est un fils du responsable de la fanfare militaire à Kikwit.

En dehors de lui, il y a encore deux jeunes filles de  9 ans, ayant reçu des balles aux jambes.

Dom      

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