Kengo insiste sur la crédibilité et la transparence des élections

0
62

En vue de doter la Ceni (Commission électorale nationale indépendante) de l’arsenal légal dont elle a besoin pour organiser les élections, une session extraordinaire du parlement s’est ouverte le samedi 6 août 2011. Comme de coutume, les présidents des chambres ont prononcé leurs discours d’ouverture officielle des travaux.

La Ceni invitée à la responsabilité

L’appel ou mieux la mise en garde est du président de la chambre haute. Léon Kengo wa Dondo a mis le pouvoir organisateur des élections contre tout dérapage, notamment les contestations post-électorales. Citant le vote par le parlement de l’annexe à la loi du 25 juin 2011 modifiant la loi électorale du 6 mars 2006 comme raison principale de la convocation de la présente session extraordinaire, Léon Kengo a insisté sur la nécessité d’organiser les élections présidentielle et législatives dans le délai. Avant d’exprimer le vœu d’avoir des élections libres, transparentes et crédibles. « Je vous exhorte à accorder priorité à l’Annexe à la loi électorale pour permettre la tenue, dans le délai, des élections présidentielle et législatives.
Nous espérons que cette annexe aura été déposée après nettoyage du fichier électoral par la Ceni.

Il faut éviter des contestations électorales. Nous voulons des élections libres et transparentes, certes, mais crédibles avant tout ». Toujours en marge des élections voulues libres, transparentes et crédibles, le speaker de la chambre haute a émis un autre souhait, celui de voir à l’avenir le gouvernement organiser le recensement général de la population. Raison : renforcer le système de représentativité et crédibiliser le processus électoral lui-même.
« A l’avenir, le gouvernement devra s’engager à organiser le recensement général de la population pour renforcer notre système de représentativité et crédibiliser le système électoral lui-même ».

Car, rappelle Léon Kengo wa Dondo, le dernier recensement général de la population remonte à 1984. Soit à plus d’un quart de siècle.
Ce qui dénote la nécessité pour l’Etat congolais de connaître le nombre exact de ses habitants, les caractéristiques ainsi que le taux de croissance démographique en vue de mieux adapter sa politique de développement.
C’est après avoir énuméré les différentes matières qui seront examinées et adoptées en priorité au cours de cette session extraordinaire que le président du Sénat a lancé cet appel aux allures d’une mise en garde à la Commission électorale nationale indépendante.
Hormis l’annexe à la loi électorale qui constitue la priorité des priorités, les parlementaires auront à examiner également le projet de loi portant création, organisation et fonctionnement d’une cour spécialisée des droits de l’homme.

Ces deux projets de loi ont été déposés au bureau des deux chambres, le 2 août 2011, par le gouvernement en sollicitant leur adoption en mode d’urgence.
A ces deux projets à adopter en procédure d’urgence suivant la demande gouvernementale, il faut ajouter un autre, en l’occurrence le projet de loi modifiant la loi du 31 juillet 2008 portant principes fondamentaux relatifs à la libre administration des provinces, déposé au bureau des deux chambres le 5 juillet 2011 pour être examiné dans les mêmes conditions.

Boshab exhorte les députés à l’assiduité

A l’instar de son homologue du Sénat, le président de l’Assemblée nationale a circonscrit le contexte et justifié la convocation de la présente session extraordinaire, la toute dernière de sa chambre.

Avant d’en rappeler les principales matières qui la constituent, à savoir pour  celles dont l’adoption est jugée prioritaire : le projet de loi portant annexe à la loi du 25 juin 2011 modifiant la loi électorale du 9 mars 2006 ; le projet de loi portant création, organisation et fonctionnement d’une cour spécialisée des droits de l’homme ; ainsi que le projet de loi modifiant la loi du 31 juillet 2008 portant principes fondamentaux relatifs à la libre administration des provinces.
A part ces trois lois pour lesquelles le gouvernement sollicite une adoption en procédure d’urgence, les députés profiteront également de la présente session pour examiner et adopter les différentes matières restées en suspens au niveau des commissions mixtes paritaires Assemblée nationale – Sénat. Notamment les rapports des commissions. Ils examineront les  projets de loi portant ratification des traités et conventions internationaux signés par le gouvernement.
Pour ce faire, Evariste Boshab invite ses collègues députés à être présents et ponctuels aux travaux en vue de permettre la célérité dans l’examen et l’adoption des matières qu’ils auront à traiter.

« Je voudrais terminer mon propos en vous exhortant d’être tous plus présents et plus ponctuels à nos travaux en vue de permettre leur célérité, eu regard au caractère urgent que cette session extraordinaire revêt. Votre bureau a confiance à votre sens élevé de responsabilité, mais aussi à l’assiduité et l’abnégation dont vous n’aviez cessé de faire montre depuis le début de cette législature ».

La série noire

L’ouverture officielle des travaux de la session extraordinaire a, en outre, offert l’occasion au président de la chambre basse de rendre hommage à ses collègues ayant quitté brutalement la terre des hommes.
« …Loin de moi l’idée de remuer les couteaux dans des plaies que j’imagine encore fraîches et douloureuses, permettez-moi tout de même de revenir brièvement sur le malheur qui a, au cours de ces dernières semaines, frappé de manière brutale et tragique notre institution.
Coup sur coup, l’Assemblée nationale en l’espace de quelques mois, a perdu l’honorable Kamoni Mokota Lissa Jean Marie, tombé tel un soldat dans le camp de bataille en pleine séance plénière de notre assemblée, l’honorable Ndudi Ndudi Pascal, l’honorable Lemba Sala Midimo François et tout récemment l’honorable Brigitte Kalaba Sankwe ». Une minute de silence a été observée en leur mémoire.

Dom

LEAVE A REPLY

*