Katumbi, Fayulu, Kamerhe, Mende, Mova, Mbusa : témoignages émouvants

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tshisekediMaman Sambo Sidiku : « Le président Tshisekedi est connu pour être un grand combattant  de la liberté. C’est une grande perte pour nous. Je le connaissais personnellement et je suis allé le voir plusieurs fois et il m’appelait gentiment grand chef. Il faut se dire que les Congolais savent ce qu’ils font. Ils veulent la paix, la réconciliation et avancer vers les élections paisibles, crédibles et transparentes. Les uns et les autres s’arrangeront pour qu’il n’y ait pas d’impact négatif.»
 
Moise Katumbi :
« Nous venons de perdre l’une des figures les plus marquantes  de l’histoire de notre pays. Un profond  sentiment de tristesse envahit le cœur de tous les Congolais. A titre personnel, je perds un modèle dans la lutte pour la démocratie et l’Etat de droit. Aux côtés de mes compatriotes, j’adresse mes sincères condoléances à la famille du président Tshisekedi et prie pour que son âme repose en paix. Père de la démocratie congolaise, le président Tshisekedi a consacré sa vie à œuvrer pacifiquement pour l’instauration de la démocratie et de l’Etat de droit en RD Congo. Jusqu’à son dernier souffle, le Sphinx de Limete a combattu la dictature qui sévit dans notre pays, a lutté pour la première alternance en 2016 et s’est dressé contre les injustices dont sont victimes nos compatriotes. Il a fait don de sa vie pour l’intérêt du peuple, il ne sera jamais assez remercié pour cela. Notre pays est une grande nation qui mérite de grands Hommes à l’image du président Tshisekedi. Nous avons le devoir d’honorer sa mémoire et de marcher sur ses pas, en œuvrant sans fléchir à faire triompher la paix et la démocratie dans notre pays ». 
 
Martin Fayulu : « Je suis terrassé, je ne sais quoi dire mais saches le déjà que nous avons perdu un monument, une icône et le grand repère de notre pays. Tshisekedi était important pour le pays mais bon, c’est le destin. La mort du président Tshisekedi laisse un grand vide mais il demeure l’exemple du don de soi au service de son pays. De Tshisekedi, je retiens l’amour de son pays et de son peuple. Un exemple que les Congolais doivent suivre. Il a souffert : tabassé, emprisonné et même relégué plusieurs fois à l’intérieur du pays.
            Avant mon tout dernier voyage à Bruxelles, j’étais présent lors de l’audience que le président du conseil des sages du Rassemblement a accordée aux évêques. Je me rappelle qu’il ne cessait de demander aux prélats catholiques : « Où mettez-vous le peuple ? ». « Qu’est ce que mon peuple va dire ? ». « Qu’est ce que je fais de mon peuple ?» Tshisekedi n’avait dans sa bouche que le peuple. J’invite chaque Congolais à se demander ce qu’il fait pour son pays. Nous devons être habités par le patriotisme et l’esprit d’abnégation. Il faut servir le pays sans flancher, sans peur mais avec des convictions farouches comme Étienne Tshisekedi.
 
Olivier Kamitatu : « O capitaine! Mon capitaine ! Au prix de tous les sacrifices, bravant tous les risques, il a gardé le cap ! Que son âme repose en paix.»
 
Vital Kamerhe :
« Le gouvernement voudra bien réserver à Monsieur Etienne Tshisekedi le rang de Héro national car il le mérite. Il a commencé son combat depuis la période des indépendances en Afrique. C’est un homme qui a sacrifié toute sa vie dans le but de rechercher des voies et moyens de relever le niveau de vie de nos populations et libérer le peuple congolais et l’Afrique. C’est la consternation générale. C’est un drame. Je voudrais ici saluer la mémoire de l’homme. Etienne a consacré toute sa vie pour la restauration de la dignité du peuple congolais. Et c’est à juste titre que son combat se résumait en un seul slogan : Le peuple d’abord. C’est toute une philosophie, toute une vision d’espérance et d’épanouissement pour le peuple congolais. Depuis 1981, alors que nous, nous commencions nos premiers pas à l’Université de Kinshasa, nous avons vu cet homme braver la dictature pour que notre pays soit réellement un Etat de droit, pour la démocratie et la liberté fondamentale. Etienne Tshisekedi a contribué à la formation de la Nation congolaise, lui et son parti UDPS sont des patrimoines pour notre pays.
            A la jeunesse congolaise, la meilleure façon d’honorer Tshisekedi, c’est d’éviter la violence et préparer un accueil pour honorer le président Tshisekedi. Je vous exhorte tous à la retenue pour éviter que les ennemis de notre pays profitent de ce deuil pour semer la mort et la désolation. Je demande au gouvernement de prendre toutes les dispositions en collaboration avec toutes la classe politique et l’élite congolaise, de réserver au président Tshisekedi des obsèques dignes de son rang.
            Je demande à la CENCO par respect à la mémoire de ce grand homme de sursoir les pourparlers, les négociations formelles et informelles jusqu’à l’inhumation du président Tshisekedi. Je ne m’imagine pas aller discuter même à l’informel pour le partage des postes pendant que la dépouille de Tshisekedi n’est pas encore mise sous terre. Ça ce n’est pas humain. Il faut arrêter ce débat-là, nous sommes encore en deuil. Soyons unis pour atténuer cette douleur. L’accord du 31 décembre 2016, c’est l’un des héritages d’Etienne Tshisekedi. Nous avons à la fois un enjeu politique et sécuritaire. Pour le moment, gérons d’abord l’enjeu sécuritaire. Parce que ce n’est pas n’importe qui, qui nous a quittés. Ça nous rappelle encore la mort de Laurent Désiré Kabila. Tout le monde avait peur, on se demandait qu’est-ce qui allait se passer. Mais de la même façon que cela avait été bien géré, je crois que nous saurons aussi gérer la mort de cette grande personne qui vient de nous quitter. D’abord parce qu’il était aimé par le peuple congolais, donc la meilleure façon de l’honorer c’est d’éviter la violence »
 
Lambert Mende Omalanga: « Nous attendons que le gouvernement puisse de manière formelle prendre toutes les dispositions pour les funérailles de cette illustre personnalité qui est un ancien Premier ministre de notre pays, un ancien ministre et qui a été élu numéro 2 lors des élections de 2011 et qui était à la tête du deuxième parti politique au parlement de la RDC. Nous sommes un peu surpris parce que hier mercredi, nous étions en discussions avec M. Félix Tshisekedi jusque vers 18 heures dans le cadre des concertations entre les participants aux discussions directes de la CENCO. Nous savions que Tshisekedi père était admis à l’hôpital pour les examens et nous apprenons cette triste nouvelle maintenant. Nous présentons nos condoléances à la famille du président de l’UDPS et à tous les membres de son parti ».
 
Aubin Minaku : « Un baobab vient de tomber. Etienne Tshisekedi demeure une icône nationale, que son âme repose en paix.»
 
Henry Mova Sakani :
« De mon point de vue, la mort d’Ertienne Tshisekedi est une très grande perte pour la Nation congolaise. La politique ne se fera plus de la même manière en RDC avec la disparition de cette figure emblématique qui a structuré dans une large manière, non seulement l’opposition congolaise, mais aussi la politique congolaise ».
 
Isidore Ndaywel :
« Je pense que c’est un sursaut qui peut être possible. Nous avons vu dans notre histoire que la disparition de ceux que nous considérons comme nos héros nationaux, a toujours abouti à une situation plus intéressante. La mort de Patrice Lumumba assassiné en 1961 a permis la fin de la sécession katangaise. La mort de Laurent Désiré Kabila assassiné en 2001, a permis qu’il y ait finalement la fin de la guerre et l’accord inter congolais exclusif en Afrique du Sud. Souhaitons également que cette disparition soit une occasion pour qu’il y ait un sursaut tant au niveau des pouvoirs publics que de président de la République et de l’opposition, pour que finalement cet accord soit mis en place.
 
Mbusa Nyamwisi :
« C’est avec consternation que j’ai appris le décès à Bruxelles d’Etienne Tshisekedi, Président de l’UDPS et icône du combat pour la démocratie et l’État de droit en République Démocratique du Congo. Avant toute chose, j’exprime mes condoléances les plus attristées à sa famille, à l’UDPS, à l’opposition et à la Nation congolaise tout entière. Le décès inopiné d’Etienne Tshisekedi, en ce moment particulièrement décisif de notre histoire, est une perte immense qu’on ne saurait combler de si tôt. Le combat de l’alternance démocratique et de l’instauration d’un éEat de droit incarné par Étienne Tshisekedi doit se poursuivre.
            Depuis des décennies, il a incarné le combat pour l’alternance démocratique et braver ses contradictions et risques. Il a dévoué sa vie à cette lutte héroïque et lui a donné un sens, de la valeur et du caractère. Nous retiendrons de lui, la vision, l’intégrité, la conviction, l’amour du peuple, le refus de toute compromission quoique celle-ci, en certains moments, puisse de manière trompeuse, paraître comme alléchante. La classe politique congolaise héritière de ce noble combat devra, dans tout son ensemble, aujourd’hui plus qu’hier, s’inspirer de ces principes de grandeur qui forgent et marquent les grandes nations. Les générations présentes et futures devront savoir qu’en faveur du peuple et de l’histoire, le combat pour l’alternance démocratique et l’instauration de l’État de droit continue, quoiqu’il en soit. Dans ce combat, nous devrons poursuivre la course, en tenant haut, le flambeau de la liberté, debout sur le socle de principes et valeurs que nous lègue l’illustre disparu.
 
Christophe Lutundula :
«Nous avons tous l’obligation de continuer ce combat et de le mener à la victoire. Au-delà de la douleur de la charge citoyenne qui nous incombe, notre tâche est de pérenniser l’œuvre de Tshisekedi et de l’immortaliser.