Katumbi aujourd’hui à Lubumbashi ?

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En dépit de l’incertitude qui entourait, jusqu’hier jeudi 02 août 2018, l’autorisation d’atterrissage sollicitée par Moïse Katumbi auprès de la Direction générale de l’Aviation Civile pour l’avion qui devrait le ramener aujourd’hui à Lubumbashi, son équipe d’avant-garde est partie de Kinshasa dans l’après-midi du même jeudi à destination
de la capitale du cuivre. D’où elle est arrivée vers 20 heures (19 heures à KInshasa). Elle a été accueillie par Christian Mwando. On a reconnu, parmi les illustres voyageurs, sept leaders de l’Ensemble, la
plate-forme électorale du précité, à savoir Delly Sesanga (Secrétaire
général), Christophe Lutundula, Pierre Pay-Pay, Jean-Bertrand Ewanga,
Jean-Claude Vuemba, André-Claudel Lubaya et Didier Molisho.

S’agissant de cette requête, Delly Sesanga s’est plaint publiquement
du silence de l’Autorité de l’Aviation Civile et de celui du
Vice-premier ministre et ministre des Transports et Voies de
Communication, José Makila, alors que, de son point de vue, toutes les
conditions de survol de l’espace aérien congolais et d’atterrissage à
l’aéroport de la Luano sont réunies. En réaction à cette
interpellation, ce membre du gouvernement a laissé entendre que,
jusqu’à preuve du contraire, le dossier en question était encore
absent de sa table de travail. Par conséquent, il lui était impossible
de se prononcer à partir du vide. Ce à quoi Delly Sesanga a répondu
qu’il allait s’organiser dans le meilleur délai pour saisir
directement José Makila.
Comme dit plus haut, le flou continue d’entourer le dossier, à tel
point que les observateurs craignent que si Moïse Katumbi tient
absolument à fouler le sol congolais sans l’aval de l’Autorité de
l’Aviation Civile, son avion risque d’essuyer un refus catégorique de
survol de l’espace aérien congolais et d’atterrissage à la Luano.
Totalement détendus peu avant de prendre place à bord de l’avion en
partance pour Lubumbashi, les sept membres du pré-carré de Moïse
Katumbi ont confié à leur entourage que le retour de ce dernier dans
sa terre natale, après deux années d’exil, ne faisait l’ombre d’aucun
doute. Certains ont même lâché, avec une pointe d’ironie, qu’ils
étaient prêts à assister à son arrestation, au pied de l’avion chargé
de le ramener de Johannesburg à Lubumbashi, compte tenu de la menace
d’ « arrestation immédiate » qui pèse sur sa personne.
A Lubumbashi même, le Coordonnateur provincial de l’Ensemble, Gabriel
Kyungu wa Kumwanza, s’est illustré, ces dernières 48 heures, par une
forte mobilisation des militantes et militants de ce regroupement
politique, ainsi que des partis alliés pour l’accueil de Moïse
Katumbi. A l’image de l’équipe d’avant-garde partie hier de Kinshasa,
il soutient lui aussi que rien ne peut empêcher « son président » de
regagner la terre de ses ancêtres.
On rappelle que plus d’une fois, le ministre de la Justice, Alexis
Thambwe Mwamba, interrogé au sujet du cas de Moïse Katumbi, a toujours
soutenu que sa place étaient en prison, car déjà condamné pour trois
ans dans une affaire immobilière et ensuite parce qu’il se trouve sous
le coup des poursuites judiciaires devant la Cour de cassation, dans
un dossier de recrutement de mercenaires, synonyme d’atteinte à la
sûreté intérieure de l’Etat.
A en croire le Commissaire provincial de la Police de Lubumbashi, le
général Paulin Kyungu Banza, il est prêt à  exécuter le mandat de
prise de corps émis par le Tribunal de Paix de Kamalondo en 2016,
après la condamnation de Moïse Katumbi à 3 ans de prison ferme. A ce
sujet, il n’a pas caché sa détermination à le mettre aux arrêts dès sa
descente d’avion.                                               Kimp