Kasongo Mwadiavita s’explique

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Palais du peuple, le parlement à Kinshasa, 2007.La proposition de loi portant organisation du référendum, initiée par deux députés de la Majorité Présidentielle, Kasongo Mwadiavita et Simplice Ilunga, défraie la chronique. Cette initiative législative coïncide avec l’annonce de l’organisation d’un référendum au Congo voisin, pour faire sauter le verrou qui empêche le Président Sassou de briguer un troisième mandat. Le microcosme congolais s’est  vite mis en ébullition.

La correspondance du Premier ministre Matata, envoyée à son vice-premier ministre de l’Intérieur, Evariste Boshab, pour apprêter des observations sur ladite proposition de loi, qui circule dans les réseaux sociaux, a rappelé aux nostalgiques le spectre de janvier 2015, avec le tripatouillage de la loi électorale.

Pour calmer la tempête, un des initiateurs de cette loi, Kasongo Mwadiavita, s’est invité au débat. Contacté par le journal Le Phare, ce député a affirmé que leur initiative n’est pas liée à la révision constitutionnelle. Il a souligné que la Constitution du 18 février 2006 prévoit le référendum pour régler certaines matières spécifiques, notamment le changement de la capitale, la révision constitutionnelle, la cession d’une portion du territoire national…

Kasongo Mwadiavita a fait remarquer que la  RDC ne dispose pas d’une loi précisant la procédure à suivre pour organiser un référendum. Cet acteur de la Majorité a indiqué que lui et son collègue Simplice Ilunga, nommé vice-ministre des Transports dans le gouvernement Matata III, étaient animés par le seul souci de combler ce vide juridique, en dotant la RDC d’une loi sur le référendum.

Kasongo Mwadiavita a fait savoir que cet cadre juridique sera permanent et servira le pays à organiser tout référendum prévu par la Constitution même après des siècles. Il a porté un cinglant démenti aux allégations selon lesquelles leur proposition de loi a été initiée pour faire réviser la Constitution, dans le seul but de permettre au président Kabila de briguer un troisième mandat.

Ce député de la majorité a juré, la main sur le cœur, que leur proposition de loi n’a d’autre agenda que de formaliser la procédure à suivre pour organiser un référendum. Kasongo Mwadiavita a signalé que la proposition de loi portant sur le référendum suit son cours normal, conformément à la procédure de l’Assemblée nationale, qui veut que toute proposition de loi soit transmise au gouvernement pour avis et considérations, avant d’être programmé à la plénière.

C’est ce qui explique, d’après lui, la lettre du premier ministre Matata adressée au vice –premier ministre de l’Intérieur, qui a dans ses attributions l’organisation des élections et d’un référendum éventuel.

ERIC WEMBA