Kabila et Muzito pour la tolérance zéro

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Le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, a présidé le samedi 05 juin le Conseil Supérieur de la Défense, dont l’ordre du jour principal s’est articulé autour de l’assassinat de Floribert Chebeya. Le Premier ministre, Adolphe Muzito, y a pris une part active, en sa qualité de chef de corps. A en croire des sources proches de la Présidence de la République et de la Primature, les deux responsables de l’exécutif national n’ont qu’une idée en tête : donner une fois de plus la preuve de leur engagement dans le mot d’ordre de la tolérance-zéro. Quiconque serait impliqué dans l’assassinat de ce défenseur des droits de l’homme, apprend-on, serait sanctionné sans état d’âme.

La suspension du général John Numbi Banza est à inscrire dans le souci du Chef de l’Etat et du gouvernement de lui permettre de se défendre en tant que citoyen libre, sans avoir à interférer dans le dossier préliminaire ou judiciaire. Quant à l’arrestation de plusieurs officiers de la police suspectés d’avoir trempé dans l’exécutif de Chebeya, elle est à percevoir comme un des signaux forts de leur volonté de réunir diligemment les pièces du puzzle.

On indique que le coup de filet est l’œuvre de la « Cellule de Contre-Vérification », rattachée au Conseil National et Sécurité et laquelle Joseph Kabila avait donné des instructions personnalités pour la traque des présumés tueurs. Au moment où son Conseil Spécial en matière de Sécurité, Pierre Lumbi, présentait les condoléances présidentielles à la famille de l’illustre disparu, le jeudi 3 juin 2010, le colonel Mukalayi et ses acolytes se trouvaient déjà sous le verrou.

D’où, pour d’aucuns, la célérité et l’efficacité affichées par les services spéciaux dans la neutralisation constituent déjà l’expression de la détermination du Président de la République et du gouvernement de ne rien cacher. D’ailleurs, le Procureur Général de la République, qui a d’ores et déjà ouvert une information judiciaire, sait ce que qu’attendent de lui le Chef de l’Etat et le Premier ministre.

On le dit déjà fort avancé dans son travail, au point que du point de vue des officiels congolais, la requête de certaines puissances occidentales relative à l’organisation d’une enquête mixte et transparente parait être intervenue un peu sur le tard. Car, depuis le jeudi 03 juin, beaucoup d’éléments du dossier sont réunis pour l’ouverture d’un procès en procédure de flagrance. Aussi, le gouvernement congolais demande-t-il aux nationaux de faire confiance à leur justice et aux étrangers de laisser celle-ci s’assumer. Bref, les autorités congolaises partagent le désir de tous de voir la vérité, rien que la vérité, triompher dans l’affaire Chebeya.

                                                                                              L.P.

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