Justice : sortie officielle de l’AJAC

0
96

Dans le cadre de la promotion de la profession d’avocat et conformément à la loi n°004/2001 du 21 juillet 2001 portant dispositions générales applicables aux associations sans but lucratif et aux établissements d’utilité publique, les avocats congolais ont mis sur pied l’AJAC-Asbl(Association des Jeunes Avocats des Barreaux de la République Démocratique du Congo). La sortie officielle a eu lieu le samedi 24 mars 2018,dans la salle Père Boka du Cepas, dans la commune de la Gombe.Cette association regroupe des jeunes avocats inscrits au tableau ou sur la liste de stage, dont l’âge varie entre 25 et 55 ans a indiqué, dans son allocution, Me Alain Alain Boya, président du Conseil d’administration.

            En effet, l’accession des jeunes juristes à la profession d’avocat, aussi bien leur intégration que leur épanouissement au sein du corps, sont pleins de dessous des cartes. Il y a toujours des expressions comme, «  je veux bien te parrainer, mais je suis buté à un problème d’espace. La profession d’avocat n’est pas reservée aux pauvres. Un avocat ne s’enrichit pas avec les dossiers de son confrère etc. »

C’est ainsi que pour assurer une bonne intégration et un épanouissement harmonieux des jeunes avocats au sein du corps il a été mis sur pied cette association. Celle-ci se veut comme un cadre non seulement de réflexion mais  aussi fédérateur de jeunes avocats issus de tous les barreaux de la République Démocratique du Congo. Elle accorde aussi une place aux plus âgés car, la jeunesse est un état d’esprit.

            Plusieurs objectifs sont visés à travers elle. Il s’agit de la défense des intérêts individuels et collectifs des avocats devant toutes les instances tant ordinales que judiciaires, d’assurer le renforcement des capacités de ses membres et une meilleure intégration des jeunes avocats dans la profession, défendre les intérêts matériels et moraux des jeunes avocats des barreaux; de favoriser, à l’aide d’une entraide mutuelle, le début des jeunes avocats dans la profession, défendre et promouvoir les droits de l’homme et les libertés fondamentales; envisager le rapprochement avec d’autres professions juridiques et judiciaires.

            Pour atteindre ces objectifs tant au niveau national et international, l’AJAC s’est proposée de mettre en œuvre l’organisation des cours, conférences, concours avec ou sans recompense. Elle organisera aussi des manifestations publiques d’informations, publiera des rapports ou mémoires selon les procédés de reproduction et de diffusion.

            L’heure n’est plus à la théorie, a soutenu le président du conseil d’administration de l’AJAC. Il faut passer aux actes car, l’union fait la force. Car, il n’y a pas d’armure plus solide contre l’oppression ni d’outil plus merveilleux pour les grandes œuvres.         

                        Yves Kadima