JUDPS : la fête du 15 août gâchée par des «kuluna»

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La matinée politique organisée par la Ligue des Jeunes de l’UDPS pour commémorer l’élection  d’Etienne Tshisekedi au poste du Premier ministre, dans la nuit de vendredi et samedi 15 août 1992, par 2.800 délégués réunis  en conférence nationale souveraine,  a été fortement perturbée par un groupe des marginaux appelés communément des « Kuluna ». Ceux-ci se réclament des forces   du progrès, une structure non reconnue par les instances du parti.

L’absence de Tshisekedi à cette activité a été la raison avancée par ces marginaux pour semer la panique et la désolation
    D’après les responsables du parti, le leader de ce groupe des «Kuluna» qui opèrent dans le quartier Mombele a été libéré fraichement de la Prison de Makala  pour gâcher la grande fête de la jeunesse de l’UDPS.
Le vice-président de la Ligue des jeunes de l’UDPS a été violemment agressé par ces infortunés pour le seul motif que ce dernier leur avait assuré  que  le président national de l’UDPS, absent à cette matinée politique, prononcerait un discours sur la situation politique du moment.

    Pour les responsables de la ligue jeunes, le «Lider» maximo n’était qu’un invité qui n’avait aucune obligation pour  participer à cette activité politique. Ils ont fait remarquer que le sphinx a décliné l’invitation pour apprendre à jeunesse du parti de s’organiser sans lui car le parti devait lui survivre. En dépit de cet incident majeur, les allocutions prévues pour cette cérémonie ont été tout de même prononcées sur le podium  installé   à l’extérieur de la permanence qui ne pouvait contenir cette marée humaine vennue de quatre coin de la capitale pour vivre cette matinée  politique en live avec l’assurance que le président de l’UDPS devait les fixer sur la guerre de l’est qui favorise la balkanisation du pays. Jusqu’à 15 heures les taxis-bus et taxis ne cessaient de vomir   les militants de l’UDPS et les autres sympathisants qui ont occupé toute l’artère de la route conduisant vers la permanence  du parti. Les cadres et militants d’autres partis alliés ont fait le déplacement  de la rue Pétunias.


    Le vice-président de la ligue des jeunes a rappelé dans son mot de bienvenue la mobilisation des jeunes lors de la conférence nationale pour l’élection du président de l’UDPS à la primature pour l’instauration du nouvel ordre politique afin de marquer la rupture avec les années sombre de l’époque de Mobutu caractérisé par un régime despotique. Il a souligné que ces jeunes parmi lequel, Joseph Olengankoy n’attendait pas le mot d’ordre du président Tshisekedi pour se prendre en charge avant d’appelé ses camarades de prendre  en mains le destin du Congo sans attendre un quelconque mot d’ordre. Ce jeune Tshisekediste a déploré le fait que le président de l’UDPS a été empêché en 1992 d’exercer pleinement ses fonctions de premier ministre pour répondre aux aspirations du peuple congolais par les forces occultes du régime de la deuxième république. « Cette situation n’est pas différente de celle d’aujourd’hui après le hold up du 28 novembre », a-t-il ajouté.


    Quant au président des jeunes, Freddy Pindi, il a saisie l’occasion pour condamner la guerre d’agression dont le pays est victime à l’est par les pays voisins qui dans l’ensemble opté pour un Congo affaibli. Il a mis en cause le pouvoir en place qui n’a pas été capable de mettre en place une forte après dix années d’exercice du pouvoir en dépit de la position géostratégique de la RDC, pays riche convoité par neuf voisin. Le président de la JUDPS a lancé un appel patriotique à tous les jeunes de la RDC à la mobilisation pour la défense de la patrie en danger et démanteler toutes les complicités internes. Pour clôturer le secrétaire général intérimaire de l’UDPS, Bruno Mavungu  a exhorté les jeunes à la persévérance et la patience car la victoire de Parti est proche après une longue lutte pour le bonheur du peuple congolais.

ERIC WEMBA

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