Journée mondiale du livre : crise des bibliothèques en RD Congo

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Journee-mondiale-Logo2013-2La République Démocratique du Congo n’a pas dérogé à la tradition. Elle a célébré, hier mercredi 23 avril, par le truchement de la Bibliothèque Nationale du Congo, la Journée mondiale du Livre et des droits d’auteur.

Pour l’édition 2014, cinq communications ont été faites en marge de la célébration. Il s’agit respectivement de celles  du Directeur Général de la BNC (Bibliothèque nationale du Congo) prof Georges Mulumba Kalonga, du représentant de la Directrice générale de l’Unesco, du ministre provincial en charge de la Culture, le représentant du PEN International/RDC, ainsi que du Directeur de cabinet et représentant personnel du ministre de la Jeunesse, Sports, Culture et Arts.

Saluant la célébration de la fête du Livre par la RDC en conformité avec le monde entier, le Directeur général de la Bibliothèque nationale a cependant exprimé quelques inquiétudes. Notamment en ce qui concerne ce constat malheureux selon lequel bon nombre de Congolais affichent de plus de plus le manque de l’intérêt pour la lecture.

Plusieurs raisons sont à la base de cette carence ou manque d’engouement pour le livre chez les Congolais, hormis des difficultés liées au pouvoir d’achat presqu’insignifiant de la plupart des compatriotes.

Il a posé le diagnostic : il y a absence totale des bibliothèques scolaires dans les établissements d’enseignement (du primaire à l’université) et des points de lecture publics à travers les grandes villes, centres d’activités et communes en RDC. Une situation qui ne peut pas stimuler la lecture chez les jeunes, pourtant capitale pour la culture !

C’est pourquoi, il plaide pour l’implantation des bibliothèques scolaires dans les établissements d’enseignement à tous les niveaux, tout comme celle des points de lecture dans des communes, centres d’activités et grandes villes.

Toutefois, il a reconnu que des efforts sont en train d’être faits dans le sens de l’amélioration. C’est dans cette optique qu’un arrêté créant des antennes de la Bibliothèque nationale à travers le pays a été signé par le ministre de tutelle.

 «Ce jour est marqué d’une pierre blanche. Depuis longtemps, la BNC a lancé des cris de détresse en direction du pouvoir organisateur. Depuis un certain temps, ces cris ont été entendus. En effet, un arrêté ministériel portant création d’une trentaine d’antennes de la BNC a été signé, et sa matérialisation sera effectivement progressive ».

            En outre, il a salué les  efforts menés en vue de l’amélioration du vécu quotidien de ses cadres et agents.

            Par ailleurs, des concours de dictée et de culture ont été organisés en marge de la célébration de la Journée mondiale du Livre et des droits d’auteur. Il a publié au passage les résultats desdits concours. Pour la dictée, c’est la fille Tshinguta Ntumba du lycée Shaumba qui l’a emporté avec 39/40, et pour la culture c’est le garçon Mutinzulu du collège Ste Christine de Ngaba qui a obtenu 52/ 60.

            Un cadeau spécial fait de livres plus un abonnement gratuit, a été accordé aux lauréats pour les encourager.

            A son tour, le représentant de l’Unesco a au nom de son organisation, appelé toutes les femmes et tous les hommes à se rallier à la cause du livre et de tous ceux qui les écrivent et les produisent. « Le monde est en pleine évolution et les livres n’y font pas exception : développement des supports numériques, transition vers le partage des connaissances en libres accès… ».

            Pour le Directeur de cabinet du ministre de la Culture et des Arts, le livre est un outil de communication par excellence, qui rapproche les générations passées, actuelles et à venir. Il aide aussi à la conservation du savoir, et permet d’immortaliser son auteur.

            Manda Tchebwa a déclaré, en circonstance, que le ministre de la Jeunesse, Sports, Culture et Arts est conscient des difficultés auxquelles sont confrontés les auteurs et les lecteurs, notamment l’insuffisance des moyens pour la subvention culturelle et la baisse du taux de fréquentation des bibliothèques due au désintéressement des intellectuels eux-mêmes, et puis l’exonération du livre à l’entrée de nos frontières.

Perside Diawaku & Dom  

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