Journée mondiale de l’Internet : le Collectif 24 contre toute coupure future de l’internet

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« Les écrans, les autres, et moi » : tel était le thème de la Journée
mondiale de l’Internet 2019, commémorée le mardi 5 février. Appelée
autrement « Safer Internet Day » ou « Journée mondiale de l’Internet
Sans Crainte », elle a pour but de « promouvoir un Internet meilleur
auprès des jeunes, leurs parents et la communauté éducative, et
encourager les comportements responsables en ligne ».

En marge de cette célébration en RDC, le Collectif 24, qui se bat
depuis plusieurs années avec ses partenaires pour le « Droit d’Accès à
l’Information », et que dirige Henri Christian Longendja, a donné de
la voix à cette occasion.  Son n°1 a exhorté les nouveaux gouvernants
de la RDC à ne plus jamais s’enliser dans des pratiques de coupure du
signal Internet comme c’était courant sous le régime passé. Il a
recommandé la mise en oeuvre de politiques publiques sur la
gouvernance de l’Internet, qui garantissent l’accès pour tous à cette
nouvelle technologie de l’information et de la communication sur toute
l’étendue du pays.
        Par ailleurs,  le Secrétaire Exécutif du Collectif 24 a indiqué que
le thème choisi cette année, à savoir « Les écrans, les autres, et moi
» est une invitation aux jeunes et adultes à s’interroger sur leur
mode de consommation et de vie par rapport aux écrans. Quelle place
pour les écrans au sein de la famille et de la fratrie ? Quelles
conséquences dans les rapports avec nos amis ? Comment se gère le
temps d’écran à la maison et en dehors ? Comment protéger nos données
personnelles ? Comment jouir d’un Internet sans crainte ?
        La question de fond est de définir ensemble les bonnes pratiques de
la vie numérique car lorsqu’on se trouve devant un écran, il y a
d’autres membres de la famille ou de la société à côté.
        « Aujourd’hui, certes, l’Internet est un bien commun de l’humanité.
Mais, aucune nation au monde n’en a le contrôle. Avoir accès à
l’Internet est un droit de l’homme fondamental, dans la mesure où il
nous permet de jouir des autres droits : droit d’accès à
l’information, droit à l’éducation, droit à la santé, droit des
affaires, droit à la liberté d’expression, droit à la communication …
Ainsi, couper l’internet est un crime contre l’humanité », a indiqué
Henri Christian Longendja.
        « Les écrans, les autres, et moi : vivre mes droits et devoirs en
ligne sans crainte »

Après tous les préjudices causés à la population congolaise suite aux
coupures intempestives de l’internet, le Collectif 24 invite le
Procureur Général de la République à mener des enquêtes sur les
désagréments subis par l’humanité tout entière pour avoir été
déconnectée de la RDC à plusieurs reprises, afin de sanctionner les
auteurs de ce crime. On rappelle que la dernière coupure du signal
Internet a duré 21 jours en RDC (31 décembre 2018 au 20 janvier 2019),
au lendemain de la tenue des élections couplées présidentielle,
législatives nationales et provinciales du 30 décembre 2018.
        En outre, le Collectif s’impatiente de connaitre l’issue du procès
qui oppose l’Association des consommateurs congolais aux fournisseurs
des services d’Internet. Son vœu est de voir la clôture dudit procès
tourner en faveur du peuple congolais, avec une condamnation
symbolique des « prévenus ». Cela fera en sorte que les sociétés de
télécommunication ne puissent plus obéir aux ordres mal donnés. Car,
nul n’est autorisé à commettre un crime contre l’humanité.
        Aux nouvelles autorités, le Collectif 24 suggère de redynamiser le
Groupe Multi-acteurs (MAG) sur la gouvernance de l’Internet en RDC,
pour la définition des politiques publiques en la matière ; d’adhérer
et de ratifier la Charte Africaine de l’Internet ; de promouvoir les
informations en ligne et faire adhérer la RDC au Partenariat des
Gouvernements Ouverts (OGP) ; de faire voter en urgence la Loi d’Accès
à l’Information afin d’épargner aux internautes la diffusion de
fausses informations.
        Face aux Fake news, propos haineux, injurieux, diffamatoires …  qui
ont inondé la toile au lendemain de la publication des résultats
définitifs de l’élection présidentielle, et des résultats provisoires
des élections législatives nationales et provinciales, le Collectif 24
note qu’ un tel comportement relève de la faillite de l’éducation
civique et morale. Ceci est une interpellation des internautes sur
leurs droits, leurs devoirs et leurs responsabilités.
        Il est important de savoir que la loi s’applique à tous, même sur
internet. Les infractions commises en ligne devraient être
sanctionnées plus sévèrement, vu le caractère transnational de
l’Internet, que les infractions hors ligne. Il y a également
nécessité d’adhérer à la Charte du bon usage de l’Internet.

Dorcas NSOMUE

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