Journée mondiale contre la censure sur Internet : plaidoirie pour une reconnaissance légale des médias en ligne

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19670370.Computer+security_2891_19670370_0_0_7047936_300L’organisation de défense et de promotion de la liberté de la presse, Freedom for journalist (FFJ), a appelé le législateur congolais à revisiter la loi du 22 juin 1996 fixant les modalités de l’exercice de la liberté de la presse en vigueur en RD Congo en vue d’y insérer des dispositions qui consacrent une reconnaissance légale des médias en ligne. L’information a été donnée à l’occasion de la journée contre la censure sur internet célébrée le 12 mars de chaque année. «Cette journée doit interpeller les autorités sur l’urgence qu’il y a de reconnaître les médias en ligne qui sont aussi puissants que tout autre média classique.

La loi actuelle sur la presse annotée et déposée au parlement peine à être inscrite à l’ordre du jour des travaux. Ceci paraît aux yeux de FFJ comme une cabale contre l’émergence de nouveaux médias en République Démocratique du Congo. Les annotations apportées à la loi en vigueur par les professionnels des médias auxquels s’étaient joints des députés nationaux membres de la commission socioculturelle de l’Assemblée nationale de la législature passée étaient importantes pour donner à la presse congolaise une loi moins contraignante », a déclaré Désiré-Israël Kazadi, directeur de FFJ lors d’un échange avec la presse mercredi au siège de l’organisation à Gombe.

Cette journée  appelée  aussi Journée internationale pour la liberté d’expression sur Internet, a été célébrée, pour la première fois, le 12 mars depuis 2008, à l’initiative de Reporters sans frontières (RSF). « Elle nous permet de dénoncer la cybercensure dans le monde. Nul n’ignore la répression des internautes, et notamment des blogueurs à travers le monde. A cela s’ajoute les fermetures de sites Internet avec l’objectif d’empêcher la vérité d’éclore », a ajouté Kazadi.

            Il a été donné d’apprendre qu’à l’origine, cette manifestation visait essentiellement la Chine et ses lois concernant le contrôle d’internet.

Il est rapporté à FFJ que plusieurs internautes sont derrière les barreaux pour avoir usé de leur droit à la liberté d’expression sur le web.

            Les organisations de défense et de promotion de la liberté de la presse, dont Rsf, ont appelé à manifester dans neuf pays jugés ennemis du Net : Birmanie, Chine, Corée du Nord, Cuba, Egypte, Erythrée, Tunisie, Turkménistan, Viêt-Nam. «Cette initiative que soutient FFJ vise à dénoncer la censure exercée par les gouvernements et réclamer plus de libertés sur internet », a poursuivi l’orateur qui révélé que la liste des pays ennemis du net n’est pas exhaustive.

L’Unesco engagée aussi…

A la suite de la déclaration de l’Unesco, co-initiateur de la journée aux côtés de Rsf, FFJ plaide pour la promotion de la liberté d’expression, de la liberté de la presse, de l’indépendance et du pluralisme des médias, de la démocratie, de la paix et de la tolérance.

            L’Unesco soutient la liberté d’expression et la liberté de la presse en tant que droits fondamentaux de l’être humain, et cela par le biais d’une sensibilisation et des activités de contrôle. De même qu’elle encourage l’indépendance et le pluralisme des médias comme conditions préalables et comme facteurs majeurs de démocratisation en fournissant des services consultatifs sur la législation des médias et enfin en faisant prendre conscience aux gouvernements, aux parlementaires et aux décideurs de l’importance de ces principes.

Tshieke Bukasa 

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