Journée internationale du Droit d’Accès à l’Information : Garantir l’accès à l’information pour promouvoir la cohésion nationale, la paix et la bonne gouvernance en RDC

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muboyayi_polydor_le_phare (1)Mot d’ouverture du Président de l’Omec, Polydor Muboyayi Mubanga

Mesdames et Messieurs,

Au moment où le monde entier célèbre, pour la onzième fois, la journée internationale du droit d’accès à l’information, I’Observatoire des Médias Congolais (OMEC) et le Collectif 24 sont heureux de vous recevoir dans ce cadre de la Paroisse Notre Dame de Fatima pour un débat ouvert, autour d’un thème à nos yeux important : « Garantir l’Accès à |’information pour promouvoir la Cohésion nationale, la Paix et la Bonne Gouvernance en République Démocratique du Congo ».

Ce thème, vous vous en êtes sans doute rendus compte, ramasse les questions brûlantes de l’actualité dans notre pays, en ce qu’il pose la problématique du mieux-être global qui reste lié au respect des droits fondamentaux des citoyens, à la gestion transparente de la cité et à l’éradication de l’insécurité non seulement à I’Est, mais aussi dans les provinces où les « kuluna » font aujourd’hui la loi.

En vous conviant à cet débat sur un thème à tous points évocateur, l’Omec et le Collectif 24 veulent attirer l’attention de nos dirigeants et de tous les segments de la société congolaise sur la nécessité de doter notre pays d’une loi qui garantisse le droit à l’accès à l’information publique. Ce droit est reconnu par la communauté internationale comme un droit humain nécessaire à la protection et à la jouissance des autres droits, y compris celui relatif à la liberté d’expression.

            Notre insistance sur cette question relève d’un constat : la reconnaissance du « droit de savoir » en faveur de la population est un indicateur de bonnes pratiques démocratiques car elle a pour conséquence la promotion de la culture de la transparence et de la responsabilisation des gouvernants dans la gestion des affaires publiques. Elle favorise une lutte efficace contre la corruption et encourage la participation des citoyens à la vie publique.

            A l’heure où la tendance est au renforcement des équipes de communication, dans le but sans doute d’améliorer l’image de ceux qui sont en charge des affaires publiques, nous pensons que le pays a aujourd’hui un besoin pressant des «chargés de I’information » dont le rôle devrait être d’assurer le droit de la population d’accéder aux documents et autres informations concernant la gestion de la cité.

Savoir est un droit. S’informer est une exigence.

Merci de votre attention

COMMUNIQUE DE PRESSE de l’OMEC

            A l’occasion de la Journée Internationale du droit du savoir (Droit d’Accès à l’Information), sous l’égide du COLLECTIF 24 et de l’Observatoire des Médias au Congo (OMEC), les Organisations de la Société Civile constatent que la Constitution du 18 février 2006 ainsi que plusieurs Instruments juridiques régionaux et internationaux dûment ratifiés par la République Démocratique du Congo consacrent et garantissent le droit du citoyen d’accéder à l’information. Cette garantie constitutionnelle procède de la volonté de mettre à la disposition du citoyen « l’oxygène »

nécessaire à la mise en oeuvre de mécanismes de la démocratie représentative et participative. Par

ailleurs, l’exercice de ce droit induit plus de transparence et la bonne gouvernance des institutions publiques, gages de la cohésion nationale et la paix durable.

Les organisations de la société civile rappellent que le Gouvernement de la RDC s’est doté depuis le

début de la première législature de 2006 d’un contrat de bonne gouvernance pour la période de 2007 – 2011 qui comprenait deux principaux axes prioritaires à savoir :

– la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire ;

– le fonctionnement efficient et efficace des institutions et la réussite de la décentralisation ;

– la lutte contre l’impunité (particulièrement en matière de violences sexuelles) ;

– La nécessité de la séparation des pouvoirs ;

– la lutte contre la corruption, la malversation et l’iniquité qui gangrènent tous les secteurs de la vie nationale.

Une gouvernance n’est performante que lorsqu’elle se caractérise notamment par :

– l’accès à l’information et la transparence dans la gestion des affaires de l’Etat ;

– la participation des populations ;

– la recevabilité des autorités à tous les niveaux vis-à-vis des populations ;

– l’efficacité et l’efficience des services publics ;

– la durabilité ;

– la primauté du droit et la place d’un environnement juridique favorable au développement.

L’accès à l’information est le fondement de tous les droits humains : la liberté de presse, la liberté d’expression, la jouissance des droits socio-économiques, civils et politiques.

The Right to Ask … The Right to Know

TEL : (+243) 998211469 – 815998692

E-mail : collectif24.info@gmail.com; omecrdc@yahoo.fr

De plus, « Le progrès de la démocratie exige la disponibilité d’une information véridique et complète, qui permette aux citoyens de juger en connaissance de cause les politiques gouvernementales; autrement, c’est le règne de l’autocratie obscurantiste. »

Un nombre important des pays ont adopté une législation sur l’accès à l’information dont 13 sont en Afrique et s’engagent dans un mode de gouvernement plus ouvert.

Les organisations de la Société Civile constatent avec regret que la République Démocratique du Congo ne fait pas toujours partie de ce mouvement vers plus de transparence :

– Le fait de ne pas transmettre en direct les Concertations Nationales, le Gouvernement a privé le peuple congolais de son droit de savoir les enjeux qui le touchent ;

– Depuis 2010, la proposition de loi sur l’accès à l’information a été déposée au SENAT et a été jugée recevable. (Cfr la correspondance du Bureau d’Etudes du SENAT du 29 décembre 2010 n° 081/COORD.BE/SENAT/KM/2010 déposée au Cabinet du Rapporteur du SENAT à la même date et enregistrée au n° 6376).

En dépit des réclamations de la société civile, cette proposition de loi n’a jamais été programmée dans le calendrier des travaux du SENAT pour le vote.

De ce qui précède, les organisations de la société civile appuient le plaidoyer que mènent le Collectif 24 et ses membres pour la promotion du droit d’accès à l’information et exigent :

1. Que la grande plénière des Concertations Nationales soit retransmise en direct afin de permettre aux populations congolaises de jouir de leur droit de savoir ;

2. Que les Concertateurs prennent comme résolution l’exigence de la Loi d’accès à l’information en RDC ;

3. Qu’en ce moment où la RDC cherche la cohésion nationale et la paix pour une révolution de la modernité, le SENAT puisse programmer et voter en urgence la loi d’accès à l’information, un outil efficace des mécanismes de la transparence budgétaire.

Fait à Kinshasa, le 28 septembre 2013

Pour toutes informations,

Henri Christin LONGENDJA Pr Bernard MUNSOKO

Secrétaire Exécutif du COLLECTIF 24 Secrétaire Exécutif de l’OMEC

+243998211469

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