Journée internationale de la femme : promotion du gender», le MLC en première ligne

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mlcC’est  dans une ambiance festive, au rythme des chants, cris et pas de danse que les femmes du Mouvement de Libération du Congo (MLC) ont  célébré, le samedi 15 mars 2014, la Journée internationale de la femme, autour de leur  Secrétaire général, Thomas Luhaka, et  de plusieurs cadres, au siège du parti dans la commune de la Gombe. Cette cérémonie a connu la participation  des délégations des femmes venues des quatre coins de Kinshasa, de l’intérieur et de l’extérieur du pays, ainsi que des représentants d’autres partis politiques de l’opposition. Le secrétaire général a fait savoir  à l’assemblée, la vision du parti cher à Jean-Pierre Bemba porte en lui concernant la gente féminine/MLC et celle de toute la république.

 Ainsi, dans son adresse, Thomas Luhaka a signifié aux membres que, ce mois de mars 2014 est particulier pour le parti. Car, c’est un moment d’interpellation pour eux et pour les autres sur la situation de la femme, considérée jusqu’à présent comme la cinquième roue de la voiture alors qu’elle peut beaucoup donner dans le développement du pays.

« La situation des mamans dans notre pays nous fait très mal. Beaucoup sont violées et tuées dans l’Est du pays, et pour d’autres, la maternité est un risque de perdre la vie ou une prison puisqu’elles sont retenues à l’hôpital après l’accouchement au cas où elles n’ont pas d’argent pour régler les factures de l’hôpital », a-t-il déclaré. Thomas Luhaka a martelé que d’après leur lecture de la situation que traverse le pays, la femme congolaise continue à souffrir, tout simplement à cause de mauvais dirigeants qui ne font pas bien leur travail de veiller sur la population et sur son bien-être. Et la meilleure façon de combattre toutes ces situations inqualifiables, a-t-il ajouté, c’est de restaurer l’autorité de l’Etat en mettant fin à la mauvaise gouvernance et à l’impunité, de réorganiser l’armée, de bien payer les gens, de punir les coupables et de promouvoir la maman.

Il a également soutenu que l’avenir du Congo est lié à l’avenir réservé à la femme. Raison pour laquelle, a-t-il dit, il est important de pousser le développement de la femme. Car le développement du pays en dépend.

S’agissant de la promotion de la femme et de la lutte contre les discriminations liées au  genre, le secrétaire général du Mouvement de Libération du Congo a rappelé que le parti n’est pas resté dans la théorie, mais il prêche plutôt par l’exemple en représentant toujours valablement la femme à tous les postes réservés au MLC depuis 2003 jusqu’à présent.

            « Le MLC, à travers son projet de société, croit en l’égalité entre homme et femme.  C’est ainsi que de 2003 à 2006, le MLC a aligné des femmes dans le gouvernement, il a légué  3 postes sur 3 lui réservés à la CEI uniquement aux femmes de son parti. Sur 4 bourgmestres, il y a eu 2 femmes et 2 sénateurs sur 4 en 2006. Et  actuellement au Parlement, le seul poste de président d’une des commissions permanentes réservé au MLC à l’Assemblée nationale  est chapoté par une femme. La vice-présidente du comité des sages est également une femme du parti. A la CENI, le MLC est aussi représenté par une femme », a-t-il explicité.

            A la fin de son allocution, Thomas Luhaka a appelé toutes les mamans à être les ambassadrices du parti partout où elles se trouvent (au travail, à la maison, au marché, etc.) en sensibilisant les autres, afin qu’elles rejoignent cette lutte en vue de remporter la victoire. Il les a exhortées également à être fortes et tenaces afin de redynamiser le parti et apporter le changement en 2016.

Soulignons que le Secrétaire général du MLC, a fait savoir à sa base que le MLC figure parmi les 6 partis politiques congolais, aux cotés de l’UDPS, UNC, PPRD, ARC et AFDC, choisis par les Américains pour un financement de 3 millions des dollars pendant 3 ans.

Pour sa part, Georgine Mombele, Présidente nationale de la Ligue des Femmes du MLC, a invité toutes ses consoeurs désireuses de s’engager dans la politique, mais qui traînent encore les pieds, de se joindre à elles pour mener cette lutte à bon port.

 

Myriam Iragi   

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