Journée de solidarité avec les activistes prisonniers

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Les sociétaires du Forum des défenseurs internationaux des droits humains pour l’éducation et le développement intégral « FODIDH » ont organisé hier lundi 16 juillet 2018 à la paroisse Saint Joseph,  une journée de solidarité en faveur des activistes des mouvements citoyens en détention à Kinshasa et dans l’arrière pays.

Objectif : convaincre les activistes des droits humains et l’ensemble
des Congolais de fédérer leurs énergies pour mieux défendre leurs
droits et décourager les violateurs des droits de l’homme.
Thème retenu : «Agir ensemble» pour les droits de l’homme.  Pour le
FODIDH, on doit mettre un terme aux enlèvements et tortures,
arrestations arbitraires, assassinats des défenseurs des droits de
l’homme, atteintes à l’intégrité physique des personnes, etc.
On y a noté la présence des activistes de Filimbi, Eccha, mais aussi
de Christopher Ngoy, Jean Bosco Puna…..
Plusieurs temps forts ont rythmé cette journée, entre autres
l’exposition des photos des activistes des mouvements citoyens
emprisonnés.
De sa voix forte teintée d’émotion, Paavi Kinata, coordonateur
national adjoint du FODIDH,  s’est appesanti sur les cas de Carbone
Beni, Palmer Kabeya, Cedrick Kayembe, Rossy Tshimanga….
Peu après, Christopher Ngoy a lu un texte conçu par la hiérarchie de
FODIDH reprenant surtout les cas d’arrestation, d’enlèvement sdont été
victimes plusieurs activistes des mouvements citoyens ces dernières
années. Dans un premier temps, Christopher Ngoy a parlé des efforts
consentis ces dernières années pour soulager les familles des victimes
des journées de décembre 2016, évoquant à l’occasion  le forcing des
sociétaires de FODIDH exercé  auprès du gouvernorat de Kinshasa pour
l’indemnisation des familles des victimes de la répression policière
des journées des 19 et 20 décembre 2016, mais aussi auprès des
Congolais de la diaspora pour le même objectif.
Le FODIDH a compati aussi avec les familles dont les proches ont été
tués  lors des marches pacifiques de décembre 2017 et février 2018.
Dans la foulée, il est revenu sur la mort atroce de Luc Nkulula à Goma,
Une minute de silence a été observée en mémoire du baobab de la scène
politique congolaise, Etienne Tshisekedi, décédé il y a plus d’une
année, et dont la dépouille mortelle tarde à être rapatriée au pays.
Christopher Ngoy  a rappelé cas, par cas  le calvaire vécu par ses collègues,
citant ceux de Merveille Atatama, Fortune Kubwana portés disparus
depuis le 5 juin 2017 jusqu’à ce jour.
Il a rappelé que kivutien Roger Katanga Mwenyemali du mouvement
Filimbi avait été arrêté à Kindu en date  du 27 décembre alors qu’il
participait à une manifestation pacifique appelant la population à
adhérer à la vision du CLC a épinglé également celui de Jedida Mabele,
Zacharie Kingombe  et Andy Djuma, tous trois de la Lucha arrêtés à
Kisangani le 29 décembre 2017. Transférés à la prison centrale de
Kisangani avec un accès restreint à leurs proches et avocats, ils ont
été accusés d’incitation de la population  à la violence contre  le
pouvoir établi.
Il s’est attardé ensuite sur ceux de Carbone Beni, Mimo Mopomi, Grace
Tshiunza, Cédric Kayembe. Carbone Beni, lit-on, a été torturé pour
qu’il parle de son engagement  pour la démocratie et le réseau de
soutien au mouvement Filimbi.
En conclusion «Agir ensemble pour la défense des droits de l’homme»
recommande la libération des activistes des mouvements citoyens en
détention depuis plusieurs mois et qui ont pour noms Carbone Beni,
Grace Tshiunza, Palmer Kabeya, Kingombe,Andy Djuma, Jedida Mabele…
Bien avant cela, Eliezer Seya, coordonnateur national de FODIDH a
indiqué que leur asbl  a vu le jour en 2009. Ensuite, elle a connu des
moments difficiles avec   les actes de pillage et saccage de leurs
bureaux. En dépit de ces intimidations, lui et ses pairs n’ont pas
lâché prise, a-t-il précisé. Il a émis le vœu de voir les Congolais se
joindre au combat de la défense des droits de l’homme pour l’intérêt
de tous.
JPN