Journalisme en RDC : les 10 règles à respecter durant la période de crise

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Au nom du ministre de la Communication et des Médias empêché, son directeur de cabinet adjoint, Pascal Amisi, a clôturé, hier jeudi 5 mai 2016, le colloque national de la presse congolaise organisé durant trois jours au Cepas sous le thème « La liberté de l’information et la responsabilité du journaliste en période de crise ». A l’annonce du thème, a déclaré le délégué, le ministre s’est énormément réjoui de ce colloque, car « notre jeune démocratie en a besoin ».
Ainsi, s’est-il d’ores et déjà engagé à accompagner la charte mise sur pied par les participants au cours de cette session, en attendant l’organisation prochaine par son ministère d’un atelier sur la dépénalisation des délits de presse.
Dans ce document intitulé « Charte de responsabilité du journaliste en période de crise », convient-il de souligner, des professionnels et responsables de médias de la RD Congo, conscients de la fragilité de la démocratie, de l’inconsistance de l’Etat de droit  et de la crise politique, économique et sociale dans laquelle notre pays est plongé depuis plusieurs années, ont pris l’engagement de respecter, de promouvoir et de mettre en œuvre les 10 règles et principes fondamentaux contenus dans le Code d’Ethique et de Déontologie du
journaliste congolais.
Il s’agit, entre autres, de signaler  et  dénoncer tout acte
d’atteinte ou de menace à la liberté de l’information ; mettre fin à
tout cumul des fonctions de journalistes, attaché de presse, chargé de
communication ou membres des cabinets et/ou partis politiques ;
s’interdire tout acte de corruption, active ou passive, direct ou
indirect, en vue de la publication ou non d’une information ;
favoriser l’accès de tous les courants d’opinion et de pensée dans les
médias, surtout public ; traiter tous les problèmes sans parti pris et
présenter honnêtement les sujets soulevant controverse.
Par ailleurs, les participants au colloque se sont engagés à diffuser
la culture de la non-violence en bannissant les messages de haine, de
violence, d’injure ou discriminatoires ; de faire preuve, dans leurs
tâches quotidiennes de responsabilité de la véracité des faits,
d’équité, d’exactitude, d’honnêteté, d’objectivité, du sens de
responsabilité, d’indépendance et de décence dans la relation des
faits liés aux individus et à la société ; d’œuvrer pour que toute
action journalistique, individuelle ou collective, s’exerce en dehors
de toute considération politique, économique, ethnique ou religieuse,
et dans le seul but de défendre l’indépendance des médias et la libre
circulation de l’information ; de cultiver la confraternité en
s’abstenant tout acte susceptible de nuire à la dignité des confrères
et à leur sécurité.
Et enfin, d’informer les organisations de la presse de toute
évolution des conditions d’exercice de la liberté de la presse dans
leurs milieux ou leurs régions, ainsi que des incidents graves
affectant la liberté des médias, l’intégrité physique, la sécurité des
journalistes et des Net-citoyens.
Tshieke Bukasa