Jour de pluie… jour de congé !

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7706768-wet-fenetre-de-la-pluie-de-verre-d-39-eau-baisse-de-motif-de-textureS’absenter du lieu de travail ou arriver en retard au service lorsqu’il pleut, fait très chaud ou vente violemment est devenu un comportement que nombre de Congolais trouvent normal ou anodin, aussi bien ici à Kinshasa que dans le reste du pays. Hier jeudi 07 novembre 2013, à l’occasion de la tombée d’une averse qui a arrosé la capitale pendant une grande partie de la nuit et de la matinée, plusieurs bureaux – particulièrement ceux de l’Administration publique – sont demeurés clos, sinon toute la journée, en tout cas pendant une grande partie. La circulation automobile  et le transport public favorisant ainsi cet absentéisme au service et à l’école. Les fonctionnaires en général et les enseignants en particulier ont trouvé normal de ne pas se rendre à leurs bureaux ou à leurs écoles parce qu’il pleuvait. Vivant à côté de leurs professeurs et par mimétisme, les élèves ont épousé la mentalité ambiante qui incite à fuir les cours lorsqu’il pleut et à s’inscrire à l’école buissonnière.

Cette situation peu vécue et décrite dans la Ville-Province de Kinshasa est identique – à quelques exceptions près – à l’intérieur du pays. Plusieurs partenaires de la Rd Congo pour le développement ne cessent de dénoncer cette attitude qui fait penser que les Congolais, loin de s’adapter au climat de leur pays en se préparant à être et à rester au travail quelles que soit les intempéries, s’attendent à vivre l’inverse ; c’est-à-dire que le climat s’adapte à eux.  Par ailleurs d’aucuns, non seulement ne se limitent pas à condamner, mais vont jusqu’à trouver quelques explications à cette situation. Situation liée, selon plusieurs observateurs, à des conditions socioéconomiques à géométrie variable dans lesquelles vivent les incriminés.

Des conditions socio-professionnelles en question

         A ce sujet, il a été constaté que l’absentéisme dans les écoles de la capitale est très marqué parmi les apprenants provenant des quartiers et communes périphériques, moins nantis, à urbanisation anarchique que dans ceux où les l’urbanisation a été bien assurée et où les conditions de vie sont relativement acceptable. Par contre, le manque d’urbanisation provoque, pendant et après les pluies, des disfonctionnements pour les déplacements à pieds ou en véhicules. Des inondations et de nombreuses flaques d’eau qui jonchent chaque rue et avenue et qui cachent des tessons des bouteilles, des morceaux des barres de fer ou des bouts des fils électriques constituent un véritable danger et découragent toute marche à pied – où parfois certaines gens, voulant protéger leurs chaussures, marchent pieds nus au risque de leur vie.  Il n’est pas rare d’entendre des travailleurs refuser de se risquer sous la pluie à cause de « maigres salaires ». Tout ceci prouve que les autorités du pays et tous les Congolais en général ne sont pas préparés à affronter la saison de pluie et les périodes caniculaires qui produisent toutes les mêmes effets.

Et que ferait la Rd Congo si  elle était dotée de quatre saisons, comme  le sont les pays des hémisphères Nord et Sud du globe terrestre ? La population passerait-elle neuf mois – période des trois saisons aux difficiles intempéries – pour ne travailler que pendant trois mois dans l’année ? Il est que temps qu’à tous les niveaux les populations prennent conscience de cette faiblesse pour y trouver un remède.

SAKAZ

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