Joseph Kabila fait bouger l’EPSP

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Il est vrai que le Président de la République, Joseph Kabila Kabange a été élu en 2006,  sur base d’un programme que lui-même a qualifié de « Cinq Chantiers » parmi lesquels, le secteur éducatif ou « Chantier Education » occupe une place très importante. Tant au niveau universitaire, que maternel, primaire, secondaire et professionnel, le Chantier Education  focalise l’attention du Premier citoyen de la République. On comprend ainsi qu’il tienne à confier sa gestion à des cadres qualifiés à même de rendre visible son action dans ce vaste secteur. Cela est particulièrement vérifiable en ce qui concerne le niveau fondamental, c’est-à-dire l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (E.P.S.P.), qui est un sous-secteur de l’Enseignement national où il n’hésite pas à bousculer les hommes, les habitudes figées : la situation post-conflit de notre pays où l’Education de la jeunesse a été mise à rude épreuve l’exigeait.

         Face aux défis structurels aggravés par l’urgence de la situation de post-conflit et de reconstruction du sous-secteur de
l’Epsp, la nécessité d’une réforme s’est imposée d’elle-même. Une étude approfondie a permis l’élaboration d’une stratégie qui permettrait, selon le Président de la République, à tous les enfants congolais en âge scolaire de devenir des élèves et de voir leur condition d’apprentissage s’améliorer. Cette stratégie adoptée par le Gouvernement de la République depuis le mois de mars 2010, sous le nom de « Stratégie pour le développement du sous-secteur de l’EPSP : 2010/2011-2015/2016 » gravite autour de trois objectifs majeurs à savoir : l’accroissement de l’accès, de l’accessibilité, de l’équité
et de la rétention ; l’amélioration de la qualité et de la pertinence et, enfin, le renforcement de la gouvernance.

 

Des résultats concrets vécus par les élèves sur l’ensemble du territoire national

         Obtenir l’accès, l’accessibilité et l’équité à l’école et réaliser le premier objectif de cette stratégie n’était pas facile. En
effet, en 2007, le gouvernement a trouvé sur terrain, une multiplicité de frais scolaires ; des élèves chassés de l’école pour non paiement des frais scolaires et un manque de transparence dans la gestion de ces frais. La mise en œuvre de cette stratégie a permis au gouvernement d’imposer une décentralisation des frais scolaires, selon les réalités  socio-économiques de chaque province. Et les mesures interdisant l’exclusion d’élèves pour non-paiement des frais scolaires ont provoqué un accroissement du taux d’admission au primaire (104,3% en 2006/2007 contre 115% en 2008/2009) et du taux d’achèvement 49,6% en 2006/2007 contre 56,3% en 2008/2009).
          Il faut noter la redynamisation des comités des parents, des conseils de gestion et des comités d’élèves dans chaque école ; des mesures qui, couplées à l’ouverture de compte bancaire pour chaque école, visent à assurer la transparence dans la gestion des frais scolaires. Ce résultat n’a pas suffit à satisfaire le gouvernement qui a aussi procédé à la suppression des frais scolaires et allocation des ressources aux écoles et bureaux gestionnaires pour leur fonctionnement en vue d’atteindre la gratuité totale de l’enseignement primaire et paiement de tous les enseignants, particulièrement du primaire. Il convient de signaler à ce niveau la distribution de 1.600.000 kits scolaires à tous  les enfants inscrits en 1ère année primaire à l’initiative de Maman Olive Lembe Kabila, Première Dame de la RDC.
         Dans l’esprit du Président de la République et du Gouvernement l’accès, l’accessibilité et l’équité à l’école impliquent
l’élaboration des normes de construction scolaire et la mise en place d’une politique cohérente de constructions scolaires conformément à ces normes. Car en 2007, on a noté une absence de normes scolaires, un délabrement d’infrastructures et une insuffisance d’équipements.
L’effort gouvernemental, dans le cadre de cette stratégie, a permis la réhabilitation (et construction) de plus de 630 écoles à travers le pays ; la distribution de 100.000 bancs et à entamer la construction de 5 écoles techniques.
         La sensibilisation et les mesures d’encouragement de la scolarisation de filles pratiquées par le gouvernement ont combattu la disparité filles-garçons dans l’accès à l’école. Quelques exemples le prouvent : il y a aujourd’hui un accroissement du taux d’admission et d’achèvement des filles. Au Tenafep, on a 51% de filles contre 49% de garçons à Kinshasa ; on a une parité parfaite à Butembo (50%). Il y a aussi le passage du taux de scolarisation de filles de 45% en 2005/2006 à 49% en 2008/2009. Et l’indice de disparité est passé de 5% en 2006/2007 à 0,89% en 2008/2009.

       Pour un enseignement de qualité : 20.753.152 manuels pour élèves et 944.100 guides pédagogiques pour enseignants

       Le deuxième axe de la Stratégie pour le développement du Sous-secteur de l’Epsp repose sur l’amélioration de la qualité de notre enseignement en combattant le manque de manuels scolaires et matériels didactiques. Avec l’appui de partenaires en développement, il a été acquis et distribués 20.753.152 manuels pour élèves et 944.100 guides pédagogiques pour enseignants de français et mathématique. En outre, en 2008/2009, 200.000 kits pédagogiques ont
été distribués à tous les enseignants du primaire.
         Parallèlement à toutes ces actions de revalorisation du sous-secteur éducatif, une vigoureuse action est conduite contre la sous-qualification des enseignants et l’absence de formation continue. C’est ainsi qu’en moyenne 13 sessions de formation sont organisées par an, depuis 2008, pour les enseignants du primaire, les inspecteurs, les conseillers d’enseignement et les chefs d’établissement ; 10.000 enseignants, 3.594 chefs d’établissement et 600 inspecteurs ont été
formés en 2009/2010. Pour faire de l’école un centre attractif de formation, le gouvernement a ordonné également la redynamisation des Cellules de base et d’Unité pédagogiques pour la mise à niveau des
enseignants. Dans la même ligne de formation permanente, on a entamé la réhabilitation de l’IFCEPS et posé la première pierre pour  la construction de 2 centres de formation à Bandundu et à Mbandaka.
         L’autre aspect de lutte mené par le gouvernement contre la baisse de l’enseignement et pour de la qualité de l’enseignement c’est l’amélioration des conditions de travail des enseignants, l’actualisation et la mise à disposition des programmes actualisés du primaire et des filières techniques et industrielles. Cette phase de la Stratégie se veut une réponse à l’actualisation des programmes d’études inadaptés mais  utilisés jusque-là. En outre, en 2007, 221.062 enseignants contre 330.000 en fin 2010 ont été mécanisés, soit un accroissement de 50%. Consécutivement à cette action, les fonctionnaires ont enregistré une augmentation du salaire de base de 700Fc en 2007 à 35.000 en fin 2010 pour le huissier (D4). Cette accroissement a été accompagné par la suppression des zones salariales et par une réduction sensible du temps de paie. L’exemple est illustré par Lubutu dans le Maniema qui est désormais payé par Kisangani. Pour couronné le tout, à l’Epsp il y a eu la création de la « Mutuelle de santé des enseignants » et l’instauration du Prix : « Meilleur enseignant » qui récompense chaque année 100 meilleurs enseignants part province, avec des congélateurs, des frigidaires, des vélos, des
vivres frais, etc.
         Enfin, le dernier axe de cette stratégie reste le « Renforcement de la gouvernance du système ». Pour lutter contre la
gestion trop centralisée du système trouvé en 2007, il y a eu une réorganisation de 30 provinces éducationnelles ; de 258 sous-divisions ; de 385 inspecteurs chef de pools  et de 309 antennes Secope. Une autre action a conduit à l’amélioration de l’organisation de l’Examen d’Etat en vue de lutter contre la lenteur dans la publication des résultats qui étaient d’ailleurs non fiables mais qui faisait jusqu’à six mois d’attente.

Un programme pour le développement de l’EPSP

        Pour permettre à tous les candidats à l’Examen d’Etat d’être informés au même moment de leurs résultats sur l’ensemble du territoire national, le Président de la République a ordonné l’informatisation de la correction des épreuves d’Etat. Ceci a conduit à la revalorisation du système éducatif et du diplôme d’Etat. Cette action a été accompagnée par  l’acquisition de matériel roulant et de bureau pour les provinces éducationnelles. Enfin, le déploiement récent d’un réseau internet VSAT pour une gestion améliorée de la carrière d’enseignant et la formation à distance (formation permanente des enseignants et des inspecteurs). Enfin le site web du ministère de l’Epsp est l’un des dernières réalisations qui n’existait pas et qui permet actuellement de vulgariser toutes les instructions officielles – vieilles ou récentes – en temps réel.
         Tous les anciens responsables de ce ministère et les partenaires éducatifs s’accordent sur les bouleversements opérés dans ce secteur sous la direction du Président de la République, Joseph Kabila, grâce à son programme de Cinq Chantier et particulièrement du Chantier Education. Car sans éducation, point de développement. Ce Chantier a permis de bousculer non seulement les habitudes sclérosées des certains gestionnaires et des situations figées défavorables à tout développement, mais il a instauré un programme qui a booster l’Epsp et lui a permis d’évaluer régulièrement ses progrès accomplis
dans la réalisation de sa mission ; cela sur base de critères et d’indicateurs fiables préalablement définis.

SAKAZ

 

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