Jeudi 1er février 2018-01-29 : journée d’hommage à Tshisekedi

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Dans un communiqué daté du lundi 29 janvier 2018, Augustin Kabuya Tshilumba, porte-parole de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social), annonce l’organisation, ce jeudi 1er février 2018, d’une « Journée d’hommage et du souvenir » en mémoire d’Etienne
Tshisekedi, le président du parti, décédé à Bruxelles il y a une année, à la même date. Il est prévu, pour la circonstance, une messe d’action de grâces à la Cathédrale Notre Dame du Congo, dans la commune de Lingwala, à partir de 9 heures 30.

Ce culte religieux sera suivi, dans l’après-midi, à partir de 14 heures 30, d’un paquet d’activités politiques à la permanence du parti, sur 11me Rue (petit boulevard), dans la commune de Limete. Des messages, des témoignages ainsi que des réflexions sont inscrits à l’ordre du jour.
L’initiative, apprend-on, émane d’un consensus entre les familles
politique et biologique de l’illustre disparu.
L’on s’attend, pour la circonstance, à une nombreuse participation,
au culte religieux comme à la matinée politique, des cadres et
combattants de l’UDPS, des leaders et militants des partis alliés à
celui de feu Etienne Tshisekedi, regroupés au sein du Rassemblement
des Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement. Compte tenu
de la stature multi-dimensionnelle du défunt – mort à la fois comme
président de l’UDPS, du Conseil des Sages du Rassemblement et du
Conseil National de Suivi de l’Accord de la Saint Sylvestre, mais
aussi comme Premier ministre honoraire, ministre honoraire, député
honoraire et ambassadeur honoraire – les personnalités politiques de
divers horizons ainsi que les diplomates et autres activistes de la
société civile seraient les bienvenus à la Cathédrale Notre Dame du
Congo.
On rappelle qu’Etienne Tshisekedi était décédé le 1er février 2017,
en début de soirée, à Bruxelles, à la suite d’une embolie pulmonaire,
alors qu’il se trouvait en traitement dans une clinique de la capitale
belge. Depuis sa mort, sa dépouille mortelle se trouve toujours
consignée dans une morgue de Bruxelles. Ses funérailles tardent à être
organisées à cause des divergences de vues entre le pouvoir et ses
familles biologique et politique au sujet du site d’accueil de ses
funérailles et de celui de construction de son mausolée en vue de son
inhumation.
En dépit du manque de désaccord entre parties, l’Hôtel de Ville de
Kinshasa avait lancé les travaux d’érection du fameux mausolée à
l’entrée du cimetière de la Gombe, avant d’y renoncer, à la suite du
refus ferme de la famille Tshisekedi et de l’UDPS de souscrire au
projet. S’agissant du mausolée que ce parti avait finalement résolu
d’aménager dans l’enceinte même de sa permanence, à Limete, les
travaux avaient été interrompus à la suite de la destruction brutale
des matériaux par les forces de l’ordre, qui avaient au passage scellé
les installations, interdisant tout accès des cadres, architectes et
ouvriers au chantier.
Pour la première fois dans les annales de l’histoire nationale, le
premier anniversaire de la mort d’un citoyen va intervenir sans que sa
dépouille ne soit mise sous terre.
Kimp