Jacques Chalupa à la cour suprême de justice

0
33

Le collectif des avocats de Chalupa est plus que jamais déterminé à obtenir la mise en liberté provisoire de leur client qui croupit dans une cellule de la prison de Makala depuis le 7 février à la suite d’une détention préventive prononcée par le tribunal de paix de Ngaliema contre ce Congolais d’origine grecque, accusé d’usurpation de la citoyenneté congolaise.
Ses avocats sont allés en cassation à la Cour suprême contre de la Cour d’appel de la Gombe refusant la main levée de cette détention préventive en dépit des irrégularités soulevées.

Ils ont plaidé pour la mise en liberté provisoire de Chalupa à l’audience d’hier mercredi à la Cour suprême de justice qui s’est déroulée en à huis-clos décrété par le juge.

A l’issue de l’audience, le président du Collectif des avocats, maître Efole s’est adressé aux chevaliers de la plume pour restituer l’essentiel de cette première séance.
Dans un point de presse improvisée à la concession de la Cour suprême de justice, maitre Efole a fait remarqué que la défense a démontré à la haute cour que la décision du maintien de la détention préventive prise par la Cour d’appel de la Gombe contre Chalupa qui se fondait sur la doctrine et jurisprudence, était en violation de la procédure pénale qui stipule qu’endéans 15 jours qu’une décision de détention préventive devait être prorogée.
Pourtant dans le cas échéant, rien a été fait dans ce sens ipso facto la fameuse détention préventive est devenue caduque et par conséquent il n’y avait pas de raison à la lumière de la Constitution congolaise dans son article 17 pour que son client reste en prison, a-t-il ajouté.

Présentant leur moyen de défense ses avocats ont jugé paradoxal le fait que le fonctionnaire du ministère de la Justice qui avait délivré ce document de nationalité à leur client a déclaré faux soit jusqu’à ce jour libre et son présumé complice Chalupa en prison.
Pour M. Hubert Efole, le juge de la haute cour devait prononcer un non lieu sur les faits reprochés à son client qui donne l’impression que la RDC serait devenue un Etat raciste.

Maitre Matabisi Bibi, également membre de ce collectif a témoigné que chalupa a affirmé devant les juges de la haute cour qu’il n’avait un autre pays que le Congo.
« Lui refusé la nationalité du pays de sa naissance après avoir renoncé à sa nationalité d’origine conformément aux lois à la matière en République Démocratique du Congo le rendrait apatride ».
Quant à sa femme, Mireille Akimadhe de nationalité congolaise, elle souhaite un procès juste et équitable pour son mari qui a tant donné à la RDC qu’il considère comme sa patrie.

Elle craint que son époux qui s’est engagé dans le combat pour l’alternance soit victime de ses convictions politiques. Madame Chalupa ne demande qu’une chose, la libération de son conjoint qui manque à ses trois enfants.
La décision de la haute cour est attendue dans 48 heures.

ERIC WEMBA

LEAVE A REPLY

*