ISTA-SAFTA : bientôt une école de pilotage en RDC

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istaLa section Aviation civile de l’Institut Supérieur des Techniques Appliquées (ISTA) a reçu hier mardi 6 octobre 2015, la visite de la délégation des formateurs du centre SAFTA (South african flight training academy), une école sud-africaine de formation en d’aviation civile créée en 2007 et visant à promouvoir les jeunes noirs issus des familles pauvres à devenir des pilotes.  Cette délégation conduite par Belvano Kaniki, un des formateurs de SAFTA, était composée, de son président, le colonel Nhlanhla Dube et du manager Africa Operations, Donovan Foley.

Ces derniers ont à cette occasion, présenté aux autorités académique,   et étudiants  de l’Ista, ainsi qu’aux élèves de la section aviation civile de l’ITMAT, le projet en cours initié par leur académie. Celle-ci désire, avec l’appui du gouvernement congolais, implanter le même centre de formation en RDC. Ont également pris part à cette présentation, le conseillé du ministre des Transports en charge de l’aéronautique, André Nzuzi Nzuzi et le directeur Kabuya, chargé de formation de tous les personnels aéronautique à l’EPSP. Cette rencontre s’est déroulée dans la grande salle de cette école.

            Selon les explications fournies par Belvano Kaniki, cette implantation devra se faire en deux phases. En premier lieu, il s’agit de sélectionner 20 à 30 étudiants congolais (bénéficiaires des bourses du gouvernement ou des grandes entreprises de la place) qui vont aller en Afrique du Sud ou en Swaziland, suivre une formation de 2 ans en aviation. Pendant ce temps, l’implantation du centre sera effective en RDC. Au terme de ces deux années, une fois qualifiés instructeurs, ces lauréats vont revenir au pays avec leur licence de Pilote, apporter ainsi leur expertise à cette nouvelle école, aux côtés des formateurs de SAFTA.

            Selon la convention, comme l’a mentionné Belvano Kaniki, après 10 années de travail et de collaboration, South African Flight Trainig Academy va s’en aller et  céder l’école totalement et définitivement aux congolais eux-mêmes.

            Il a soutenu que suivant la vision nourrie par les initiateurs de ce projet, l’implantation de ce centre en RDC est un atout non seulement pour le Congo, mais aussi pour toute la région, qui dans le cadre de la SADEC, pourra être désormais à mesure de former ses propres pilotes et contrôler ainsi soi-même son espace aérien, au lieu de recourir toujours à l’expertise étrangère.

            Tout en promettant l’accompagnement des autorités de l’ISTA pour la réussite de ce projet, l’académique Kidiamboko, a exhorté les élèves et étudiants à saisir cette opportunité qui s’offre à eux et à s’y accrocher.

            Dans le même ordre d’idées, Nhlanhla Dube a invité tous les jeunes en face de lui, à profiter de cet âge qu’ils ont pour apprendre afin que le ciel congolais puisse être piloté par les congolais, avant d’émettre le vœu de voir le gouvernement congolais mettre le paquet en jeu pour financer ce projet.

            André Nzuzi-Nzuzi a quant à lui, révélé l’importance et la signification de cette initiative, tout en indiquant que ce centre va permettre à la jeunesse congolaise de contribuer à combler le vide des pilotes qui existe. D’ici 2030, a-t-il précisé, l’Afrique aura besoin de 16 500 pilotes et ce centre est donc un atout. Il a félicité en passant, Belvano Kaniki, pour les bonnes choses qu’il ne cesse d’apporter à son ancien établissement afin de parfaire la formation de ces cadets.

            Il sied de noter que cette initiative rencontre la vision du comité de gestion de l’ISTA chapauté par le DG, le professeur Pierre Kasengedia Motumbe, visant à redorer le blason de cet établissement et de lui rendre la place qui lui est due en ce qui concerne la formation des ingénieurs techniciens en RDC et au delà de ses frontières.

Myriam Iragi