Investissements du secteur de l’immobilier et de l’habitat : les opérateurs privés dénoncent des Tracasseries

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A l’ouverture hier mercredi 7 août 2013, à l’Hôtel Royal, de l’atelier sur la problématique des investissements dans le secteur de l’immobilier et de l’habitat,  les nombreuses contraintes qui entravent son développement, ont été soulevées par les opérateurs privés, au nombre desquels on compte les sociétés de construction, les entreprises immobilières, les chambres de commerce et quelques promoteurs immobiliers. A l’issue des échanges fructueux et de partage d’expériences, quelques pistes de solution ont été évoquées, avant que le rapport soit soumis au gouvernement. Le professeur Matthias Buabua wa Kayembe a alors fait savoir que l’Anapi en sa qualité de conseillère entend accompagner le gouvernement central et les exécutifs provinciaux pour relever les défis majeurs liés au déficit criant en matière de logement et d’octroi d’un logement décent au Congolais. Ce qui implique que soient réglées de nombreuses contraintes dont notamment la difficulté d’accès à la terre, aux financements, aux matériaux de construction adaptés aux nouvelles techniques de construction, etc.

Le D.G. de l’Anapi en a profité pour déplorer l’exploitation insuffisante du secteur dans nos villes et nos campagnes du fait de la pression démographique, la faible solvabilité des ménages, les faibles capacités technologiques et le manque de vision et d’engagement, etc. A ce sujet, il a noté que la croissance démographique soutenue depuis une trentaine d’années et l’évolution socio-économique du pays ont conduit à un développement rapide des villes congolaises et entraîné une forte demande par rapport à l’offre. D’où des déficits globaux en matière de logement évalués à 2.400.000 pour la période 1999 – 2010, soit 240.000 logements à construire par an. Les besoins de la ville de Kinshasa, a-t-il indiqué, sont estimés à 54,4 % du déficit global. Au nombre des problèmes qui affectent le secteur, il a relevé une très faible présence des promoteurs immobiliers professionnels privés et publics, l’inexistence d’institutions spécialisées dans le financement de l’immobilier et l’inadéquation entre le développement des villes congolaises et les infrastructures de desserte.

            Second intervenant, le directeur de la promotion a présenté l’Anapi, en commençant par les textes juridiques de sa création, passant par ses missions et ses attributions pour aboutir à ses principales réalisations dans le secteur immobilier. Le directeur Adolphe Bitenu qui a rappelé l’historique du secteur avec l’Office des cités africaines, l’Office national de logement, la Caisse nationale de crédit immobilier, l’entreprise Logec,  l’ONG Habitat pour l’humanité, et autres, a indiqué que de 2007 à 2011, l’Anapi a agréé 116 projets dans le secteur.

            Le conseiller du ministre des Affaires foncières représentant le ministre empêché, s’est étendu sur la problématique de la distribution des terres et souligné les efforts déployés par son ministère pour assainir le climat des affaires dans le secteur foncier. Me Mukobo Vaval a rappelé à ce sujet, l’atelier sur la gouvernance foncière tenu en juillet dernier, la création de la Commission nationale de la réforme foncière, et évoqué le problème de la multiplicité des codes sectoriels, les interventions intempestives des chefs traditionnels dans l’octroi des terres et la loi foncière qui pose toujours problème. Ses collègues conseillers, Placide Nkala de la Primature, Bosco Ngenda du ministère du Plan et celui de l’Aménagement du territoire, Urbanisme et Habitat, ont abondé dans ce même registre.

            Lors des débats, les participants ont soulevé l’éternel problème des tracasseries administratives, policières, douanières et fiscales, invitant le gouvernement à mettre un terme à ces entraves qui découragent bon nombre d’investisseurs, et freinent le développement de notre pays.            J.R.T.   

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