Inventaire des émissions de gaz à effet de serre : le processus Nama dégage des pistes pour la RDC

0
169

Les lampions de l’atelier d’informations sur les éléments de conception d’un système national amélioré des inventaires des émissions de gaz à effet de serre (Sni-Ges) se sont éteints le vendredi 25 avril 2014 dans la salle Arche de la clinique Ngaliema.

Cet atelier d’information était organisé dans le cadre du processus Nama (Mesures nationales appropriées d’atténuation). Cette session avait pour objectif de présenter aux parties prenantes les études sur la manière de concevoir un système d’Inventaire des émissions de gaz à effet de serre (I-Ges), de discuter des améliorations possibles et enfin de valider les études pour un système amélioré des I-Ges en RDC.  Car, la RDC qui était un pays absorbant des émissions de gaz à effet de serre (Ges), est devenue un pays émetteur des mêmes gaz.

            Pour parvenir à cette politique d’inventaire, neuf études ont été menées par les experts à la matière. Cependant, au cours de cet atelier quatre thématiques  étaient développées. Notamment :

 – l’analyse des parties prenantes, l’architecture, les outils de collecte de données ;

– l’analyse institutionnelle dans la mise en place d’un système amélioré des I-Ges ;

– les méthodologies et procédures de collecte, transmission, partage et analyse ;

– l’analyse des catégories clés des inventaires des émissions de gaz à effet de serre.

Chaque expert a donné l’économie de son étude. En ce qui concerne la collecte des données et leur compilation, il a été souligné que ces étapes constituent les phases les plus difficiles de l’opération.

Quant à l’identification et l’analyse des entités dans les différents secteurs socio-économiques producteurs des émissions des gaz à effet de serre, l’expert a signifié que l’obtention des données fiables et chiffrées est l’une des étapes très compliquée, faute des données statistiques. L’Institut National des Statistiques éprouve quelques difficultés à ce sujet. Ceci fait que les  données dont se servent les experts pour réaliser lesdites études ont été fournies par la banque des données de la Banque Centrale.

Au sujet de l’analyse des catégories clés des inventaires «Ges», les méthodologies et procédure de collecte, transmission, partage et analyse, les orateurs ont fait savoir que les plans des émissions et la réalisation de rapports réguliers seront des soubassements pour mettre en œuvre les stratégies d’atténuation. Soulignons que l’oxyde nitrique et les gaz méthanes qui proviennent des plantations de riz ou de l’élevage, sont des facteurs importants du réchauffement climatique.

Ils ont conclu en donnant le bilan des émissions depuis l’année 2 000 jusqu’à nos jours. Ils ont indiqué que la RDC était considérée comme un pays d’absorption de carbone, ce qui veut dire qu’elle absorbait le carbone produite par d’autres grâce à la forêt Equatoriale. Mais actuellement, la République Démocratique du Congo est devenue un pays émetteur des «Ges» à cause de son secteur forestier avec le déboisement, le vieillissement des arbres, et le secteur énergétique ainsi que la pratique de l’agriculture sur       brûlis.

 Recommandations

Face à cette réalité, les participants ont formulé quelques recommandations. Les principales sont notamment:

 – les parties prenantes et toutes les institutions qui détiennent et utilisent les données statistiques mènent un plaidoyer pour l’émergence d’un cadre légal de gestion nationale des statistiques ; et

– les aspects confidentialités des données  et motivation des enquêteurs seront traitées et formalisés lors de la conclusion du protocole d’accord entre institutions.

«Les recommandations sont provisoires, en attentant les résultats de cinq autres études qui seront disponibles au mois de juin 2014. Les grands secteurs régénérateurs des ges sont la forêt, le déchet, le bâtiment, le transport, bref, l’industrie en général y compris l’agriculture et la sidérurgie. Et, les grandes composantes chimiques qui proviennent de ces secteurs sont le dioxyde de carbone, le gaz méthane, etc.

«Nous devons réfléchir sur les deux grandes causes des émissions «ges» dont l’utilisation effrénée du bois de chauffage et l’agriculture sur brûlis », a martelé Dr. Trinto, coordonateur du projet Nama.

   Dans son mot de clôture, Benjamin Toirambe directeur de la Direction de Développement Durable au ministère de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme, a félicité et remercié l’auditoire pour son assiduité, son implication dans le dossier de la pollution environnementale.

Dorcas NSOMUE et Laurette Kasota & Maryse Ngalula (Stg/IFASIC et UPN) 

LEAVE A REPLY

*