Interventions du FPI : l’Adg Constantin Mbengele annonce des mesures drastiques pour 2012

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La tradition a été, une fois de plus, respectée, cette année, au Fonds de promotion de l’industrie (FPI). Employeurs et travailleurs se sont retrouvés, vendredi 20 janvier 2012, au restaurant « Le Chatiteau », sis avenue Tombalbaye, dans la commune de la Gombe, pour la cérémonie d’échange de vœux.
Dans son mot de bienvenue, le président de la délégation syndicale du FPI, Ndjoku Djema, a remercié le comité de gestion Mbengele pour le respect de cette tradition. Quant à la rétrospective de l’année 2011, il a retenu deux grands événements à l’actif de l’actuel comité de gestion, à savoir : l’organisation du salon chinois à la Foire internationale de Kinshasa (FIKIN), ainsi que la tenue, au Grand Hôtel Kinshasa, du Forum des Directeurs Généraux membres de l’Association africaine des institutions de financement du développement (AAIFD).

Ndjoku a également retenu à l’actif du comité Mbengele, la révision de la Convention collective entre l’employeur et le banc syndical. A ce sujet, il a émis le vœu de voir les conditions de travail de tout le personnel s’améliorer davantage au cours de cette année.

Prenant à son tour la parole, l’Administrateur directeur général du FPI, Constantin Mbengele Kuete, a fait observer que la traditionnelle cérémonie d’échange de vœux « n’est une simple réjouissance habituelle, ni une manifestation commémorative, mais un état d’esprit que nous souhaitons inscrire dans notre pensée collégiale pour une interpellation continue et une remise en question permanente de notre être. C’est pourquoi, depuis l’année dernière, nous avons décidé de coupler cette cérémonie avec un culte d’actions de grâce au Dieu Très-Haut pour Lui exprimer notre dépendance commune vis-à-vis de Lui, notre Créateur et implorer sa bonté éternelle sur notre entreprise.

Dressant le bilan de 2011, l’Adg Mbengele a noté que l’année qui vient d’éteindre ses lampions a été émaillée d’événements bénéfiques et douloureux pour l’entreprise. Il a rappelé, à cet effet, le décès tragique de l’ancien chef d’agence adjoint de Kisangani, feu Kasereka Luvivi, arraché brutalement à l’affection des siens, alors qu’il revenait d’une formation en Belgique, après avoir été élevé à des fonctions de responsabilité. Le FPI a également perdu Samuel Doukhou Simona, un autre responsable de cette entreprise.

« A côté de ces atrocités, a relevé l’Adg  Constantin Mbengele, une note de satisfecit général nous été délivrée, à en croire les différents messages de félicitations qui ont entouré l’organisation par le FPI du 74-me forum des directeurs Généraux de l’Association Africaine des Institutions de Financement du développement. Ce forum dont le thème portait sur l’évaluation et la révision par les pairs des normes et dispositifs prudentiels a suscité beaucoup d’intérêt des institutions sœurs à l’endroit du FPI. Le réchauffement du partenariat avec la CBSA à la suite de la mission des experts de cet organisme est consécutif à ce forum ».

Autres points matquants, l’organisation du premier salon de l’équipement chinois au Congo, lequel (salon) a été un succès économique à étendre aux différents pools économiques du pays ; le lancement des travaux de construction du bâtiment ex Bakam, pour la direction provinciale Orientale et de l’immeuble de la direction provinciale Katanga, avant ceux de la direction provinciale du Nord et Sud Kivu prévus dans deux semaines ; la formation des cadres du FPI en France, en Belgique, aux USA et en RDC sur le management, le leadership, l’entrepreneuriat, l’évaluation des projets, les techniques budgétaires, l’audit, l’informatisation des services…  

Pour cette année 2012, l’Adg du FPI a annoncé un train de mesures drastiques : « le durcissement des mécanismes d’intervention sera plus que jamais évident. Le choix des promoteurs et des projets sera fait plus scrupuleusement de façon à avantager de grands projets fédérateurs. Les secteurs d’investissement seront étendus à d’autres secteurs dont l’appui à l’industrie est indispensable. Les dispositions judiciaires de sécurisation de nos crédits doivent être repensées avec l’implication des organes attitrés pour inculquer davantage la culture de crédit à nos partenaires. Une disposition contractuelle désormais notre crédit exigible immédiatement si le bénéficiaire n’en a pas fait un usage conforme à l’objet… »

Michel  LUKA

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