Institut des Musées Nationaux de Kinshasa : six nouveaux couvercles à proverbes « woyo » à la portée du public

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Sous le thème « Femme éveille la conscience de la communauté, de la nation, de l’Afrique et du monde pour la Paix et le développement de tous les peuples », l’Institut des Musées Nationaux, situé dans l’enceinte de l’Académie des Beaux-Arts, dans la commune de la Gombe, a organisé le vendredi 25mars 2011, en marge du Mois de la femme, une visite spéciale, pour faire découvrir à l’opinion publique l’exposition de six couvercles à proverbes « woyo » que la femme traditionnelle utilisait à l’époque dans le Bas-Congo, pour aider sa communauté à vivre en harmonie par son comportement.
En effet, ces couvercles à proverbes « woyo » selon la chargée de gestion et déléguée de l’éducation aux Musées Nationaux de Kinshasa(MNkin), Marie-Salome Mwemena, représentent un esprit et la capacité qu’à la femme de faire vivre sa communauté dans la paix, lorsque celle-ci lui fait confiance en lui reconnaissant ses droits. Et certains d’entre eux sont pour la protection et d’autres reflètent des êtres pour idéaliser un fait réel dans la société.
Avant  la visité de ces statues, la gestionnaire des MNKin avait, dans son allocution, lancé un appel aux Congolais de se connecter aux bonnes manières qui les feront avancer et à fuir tout ce qui est incorrect, pour que les jeunes d’aujourd’hui cessent de développer des termes de facilité comme « Ezalaka, esala rien, chance eloko pamba, etc. », car à cette allure, leurs enfants aussi inventeront des termes démobilisateurs dans leurs langages et actes, a indiqué Marie-Salome.M
Elle a ajouté que « Beaucoup de choses dans nos différentes communautés  traditionnelles étaient positives. Il suffit de les analyser, de les comprendre et les adapter dans nos communautés modernes » « Souvent, nous accusons la tradition sans chercher à comprendre le pourquoi. Il est vrai que nous prenons et copions des traditions qui nous tombent dessus car il n’y a plus la grand-mère, le grand-père, l’oncle où la tante pour nous informer et nous éduquer à la vie. Des parents déconnectés, ne sachant pas quoi transmettre à leurs enfants, vivent et nous font vivre l’enfer. Les exemples dans nos milieux, vous les connaissez, ils sont nombreux ».
Muriel Kadima       

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