Insécurité : Dralema et ses comparses neutralisés par la police

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La cavale des braqueurs de la jeep Hover de Pinga Mumbule n’aura duré qu’une semaine. Elle a pris fin avec l’arrestation, il y a une semaine, de Dralema Mandrandele alias Dada, suivie de celle de son comparse, le premier sergent-major Mwewa Mangbau José alias Ngwakoto. Avec cette première prise, d’autres acolytes de Dada sont tombés facilement dans les filets des limiers du Bataillon de la police d’investigations criminelles. Il s’agit du sergent-major Mbambi Lenga Aimé alias Maestro, le soldat de 1ère classe Likambe Bafola alias Alpha et Papy Longange alias Boss.
Cette bande des malfaiteurs qui a terrorisé la ville de Kinshasa en mars dernier, est composée des récidivistes au casier judiciaire surchargé.
Dans leur modus operandi, le braquage d’un véhicule tout terrain permet de leur octroyer un moyen de transport pour opérer plusieurs vols à main armée dans la capitale. Et cela en une seule nuit.

Dans la nuit du 14 au 15 mars, Dralema et ses acolytes complètement démunis, ont besoin d’argent. Avec leurs armes cachées sous leurs blousons Jeans, ils circulent à pied à Bandalungwa, une commune érigée en terrain de prédilection de braquages des véhicules.
De passage sur avenue Mbozo, quartier Bambole, ils sont attirés par une jeep Hover en stationnement devant une parcelle. Ils se déployent dans le secteur et attendent la sortie du propriétaire pour surgir. M. Pinga Mumbule qui sort de la parcelle, clés de contact à la main, va ouvrir la portière sans se douter de rien. C’est en ce moment que trois membres de la bande lui braquent leurs armes. Pinga cède les clés. Les cinq bandits sautent à bord et disparaissent dans un nuage de poussières avec crissement strident de pneus.
Il est 19 H 40’.

Une heure plus tard, avec cette jeep volée, immatriculée 2280 AH 01, de couleur verte, Dralema et sa bande se sont rendus dans la commune de Barumbu. Ils roulent sur avenue Kabinda. Au croisement avec Kasaï, un salon de coiffure bien achalandé est ciblé.
La Hover va garer devant le salon Glody, en même temps que débarquaient trois bandits. Irruption dans cet établissement. Les coiffeurs et les clients sont tenus au respect. Personne ne bouge. Trois postes téléviseurs, cinq téléphones cellulaires, les recettes de la journée, ainsi que quatre sacs à main armée sont emportés.
A bord, on fait les comptes des butins. C’est maigre, s’écrie Dralema qui propose que sa bande poursuive la série des vols à main armée. Aucune objection n’est formulée.

Après quelques minutes, la jeep volée roule sur avenue Flambeaux. Au croisement avec l’avenue Basoko, toujours dans la même commune, la bande des malfaiteurs va stationner devant la terrasse Ixelles. Ici, ils ont arraché une chaine musicale et toutes les recettes de la journée.
Bilan ? Selon Dralema, c’est toujours maigre. Il décide de conduire son groupe dans la commune de la Gombe. La jeep Hover entre dans le parking de l’Hôtel Sultani sur avenue de la Justice.
Le brigadier Bahati Baruti les prie de déplacer leur engin. Dès qu’ils en descendent, l’un d’eux va arracher l’arme Fa du policier. Un autre malfaiteur  administre un coup de crosse au visage du brigadier Bahati. Il est blessé à l’œil.

Dralema entre à l’hôtel, suivi par deux de ses acolytes qui le couvrent. La caisse est vidée des recettes de la journée dont on ne saura pas le montant exact.
Après ce coup, la bande disparaît, laissant le personnel de cet établissement hôtelier, dans le traumatisme.
Quelques victimes ont alors saisi le Bataillon de la police d’investigations criminelles. Les investigations sont lancées, les témoignages recueillis et les pistes recherchées. Avec les portraits-robots des malfaiteurs tels que décrits par les victimes et les témoins, les limiers vont se lancer à la traque de ces bandits. Elle aboutira à la capture de Dralema et de sa bande.
Aujourd’hui, leur dossier judiciaire a été envoyé à l’auditorat Militaire de garnison de la Gombe.

       J.R.T.      

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