Des  ingénieurs pétroliers pour l’émergence des hydrocarbures en RDC

0
117

Un groupe d’ingénieurs pétroliers congolais ayant à leur tête Serge
Aimé Mananga viennent de mettre sur pied une organisation non
gouvernementale de développement de droit congolais dénommée «Be
Petrogas-Plus». Le Phare a approché le week end passé le numéro un de
la dite structure associative, Serge Aimé Mananga et le directeur
technique David Mulumba  pour en savoir un peu plus.

Selon Mulumba, l’idée de création de «Be Petrogas-Plus»  est née dans
le souci de pallier l’absence d’une plate-forme des ingénieurs
pétroliers congolais chargé d’œuvrer pour  la reconnaissance nationale
et internationale ainsi que la promotion et la défense des intérêts de
leur profession, mais aussi pour créer des emplois à l’intention des
ingénieurs pétroliers juniors.
« Nous devons nous-mêmes faire quelque chose pour occuper les nôtres
», a-t-il précisé.
Complétant son collègue, Mananga a indiqué que cette ongd a été
conçue pour fédérer et capitaliser les énergies communes des
professionnels du pétrole dans le souci d’engendrer une synergie des
compétences.
Il a affirmé que lui et ses pairs entendent participer activement à
l’émergence du secteur  des énergies fossiles  du pétrole et du gaz en
RDC. L’émergence dudit secteur, a-t-il relevé, devrait se traduire par
l’optimisation des compétences tant en amont qu’en aval de la chaîne
pétrolière du pays.
Se voulant  plus explicite, il a soutenu   que lui et d’autres têtes
pensantes de Be Petrogas-Plus sont outillés pour conseiller et
assister les décideurs politiques et privés opérant dans le secteur
énergétique en RDC.
L’absence d’un management avéré est à la base du sous-développement
de ce secteur. Les sociétaires de «Be Petrogas-Plus»  vont s’employer
à relever ce défi et par la même occasion  contribuer à rendre
beaucoup plus compétitif le pétrole et le gaz congolais  aux niveaux
africain et international, a-t-il renchéri.
Et d’ajouter que leur travail consiste à accompagner, orienter,
renforcer les capacités professionnelles  et techniques des juniors,
agents et cadres  du secteur pétrolier dans notre pays.
Nos deux interlocuteurs ont fait savoir que l’organisation des
séminaires de renforcement des capacités  aux métiers du pétrole avec
comme soubassement le partage des expériences ainsi que le recrutement
des professionnels constituent les deux piliers de leur stratégie.
Hormis l’expertise interne, le recours aux experts expatriés n’est pas
à écarter.

Jean-Pierre Nkutu