Inga 3 : un impératif pour la RDC

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Inga-2Au cours d’un atelier qui se clôture se jeudi 24 juillet 2014 au Grand Hôtel Kinshasa, le ministre des Ressources hydrauliques et Electricité, Bruno KapandjiKalala, a confirmé que la réalisation de la centrale hydroélectrique d’Inga 3, avec une puissance installée de 4.800 mégawatts en première phase, devient un impératif absolu pour le développement socio-économique de la République Démocratique du Congo et une des conditions d’intégration régionale et de création du marché commun de l’Afrique. 

            Cet atelier met en face le gouvernement congolais et les trois candidats développeurs pré-qualifiés, à savoir Acs-Eurofinsa-Aee (espagnol), Gtpc-Cwe-Sinohydro (chinois) et le groupe canado-coréen SncLavalin-Posco-Daewo. Il permet ainsi de baliser la voie du projet d’Inga 3, basse chute, en toute transparence et à des conditions techniques, financières, environnementales et procédurales acceptables par toutes les parties. Cela, en tenant compte des paramètres de rentabilité, de mobilisation des fonds, de gestion des risques, des coûts de production et de transport, et de la demande crédible, a dit le ministre.

Kapandji a rappelé les résultats des études de faisabilité du développement du site d’Inga réalisées par le groupement Aecom-Edf sur un financement de la Banque africaine de développement (BAD) et présentées en septembre 2013. Ces études adoptées par le gouvernement lèvent l’option de développer Grand Inga en mode de partenariat public-privé, d’aménager le site progressivement en sept phases partant d’Inga 3 à Inga 8 et de construire Inga 3 basse chute de 4.800 MW, avec un canal d’amenée de 12 km.

            Le ministre, qui a noté une évolution du projet d’Inga, a invité les partenaires à œuvrer dans le sens du respect des échéances d’octobre 2015 prévues pour la pose de la 1ère phase et la production du 1er mégawatt en 2020. Il a assuré les partenaires de l’engagement du Président Joseph Kabila de faire de la RDC une puissance énergétique et de matérialiser la vision d’émergence du pays en 2030, grâce aussi à l’apport de l’énergie. Pour sa part, le Coordonnateur de la cellule de gestion du projet d’Inga 3 (CGI3), Bernard Diayele, a salué la réunion de concertation avec les candidats développeurs du site d’Inga. Cette rencontre va permettre de pénétrer les contours du dossier, en vue de préparer les appels d’offres acceptés par les développeurs dans ce projet qui nécessite 12 milliards usd et dont 70% seront débloqués par les privés.

            Diayele a signalé que le projet évolue positivement depuis son lancement en 2013, grâce à l’étude de faisabilité disponible, à la pré-qualification des candidats développeurs, au groupement des bureaux conseils, à la mise en place des organes d’orientation et à la gestion du projet ainsi qu’à l’approbation des fonds d’appui au processus par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement. Il s’agit, selon lui, de la signature du traité sur le Grand Inga entre la RDC et la République Sud Africaine (RSA) pour développer le site avec l’option d’achat de 2.500 MW d’Inga 3, basse chute, par la RSA.

Yves Kadima

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