Infrastructures routières et voiries : le Sénat revisite les chantiers de la République

0
101

infrastructureDébuté le mardi 6 avril au cours de l’examen de la question orale avec débat du Sénateur Ndolela Siki Konde adressée au ministre en charge des Infrastructures a été clos, au cours de la plénière d’hier jeudi 08 mai 2014 par la conclusion de l’auteur.

            D’abord, c’est le ministre de l’Aménagement du Territoire, Urbanisme, Habitat, Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction, Fridolin Kasweshi, qui devait répondre aux préoccupations des Sénateurs lui soumises deux jours plus tôt.

            On rappelle que le Sénateur Ndolela, partant du constat selon lequel l’état des infrastructures et routes à travers l’ensemble du territoire national était fort inquiétant, voulait obtenir du gouvernement, par le biais de son ministre ayant le secteur dans ses attributions, des infprmations fiables sur le niveau d’exécution de différents programmes projetés.

            Concrètement, l’auteur de la question orale voulait savoir quels sont les tronçons routiers rouverts, construits ou réhabilités par l’Office des Routes grâce au financement FONER susmentionné les obstacles rencontrés par les agences routières, en l’occurrence l’Office des Routes et l’OVD, dans la programmation des travaux d’entretien, la transparence dans leur contractualisation, le suivi, etc.

L’auteur rappelle qu’il s’était inspiré de la question de son collègue posée par le passé au sujet des résultats enregistrés par le FONER depuis qu’il a été créé pour reposer le problème.

            Dans sa réplique, le ministre a fait savoir que les préoccupations lui concernaient essentiellement l’aménagement du territoire et des villes, la vision et planification des travaux, la réalisation des travaux d’entretien, ainsi que des questions en rapport avec le Foner National d’Entretien Routier, FONER.

            Concernant l’aménagement du territoire, il a indiqué que c’est une matière à compétence concurrente entre le pouvoir central et les provinces. Tandis que l’urbanisme et l’habitat relèvent de la compétence exclusive des provinces.

            Pour parvenir à concrétiser son programme en la matière, le gouvernement est buté à quelques préalables, à savoir l’instauration d’un cadre institutionnel légal de concertation et de tous les instruments techniques et organisationnels susceptibles de faciliter la mise en œuvre du schéma national d’aménagement du territoire.

            Quant à la vision et planification des travaux, Fridolin Kasweshi a dit que la remise en état du réseau routier impose d’abord la définition des priorités. Ici, la question d’intégration régionale se veut un impératif parce qu’il faut que le réseau congolais soit en harmonie avec ceux de l’Afrique centrale, Orientale et occidentale.

            Pour ce qui est des réalisations des travaux d’entretien des routes par les agences gouvernementales d’exécution, le ministre a présenté un tableau des réalisations pour les deux dernières années, 2012-2013, à travers le pays par l’Office des routes. Il se présente comme suit : Bas-Congo : 621 km/2012 et 750 km/2013 ; Bandundu : 1066 km/2012 et 1055 km/2013 ; Equateur : 409 km/2012 et 218 km/2013 ; Kasaï-Occidental : 485 km/2012 et 723 km/2013 ; Kasaï-Oriental : 669 km/2012 et 455 km/2013 ; Nord-Kivu : 1368 km/2012 et 1117 km/2013 ; Sud-Kivu : 857 km/2012 et 805 km/2013 ; Maniema : 188 km/2012 et 509 km/2013 ; Katanga : 669 km/2012 et 1432 km/2013 ; Province Orientale : 1078 km/2012 et 926 km/2013 ; Kinshasa : 190 km/2012 et 236 km/2013.

            Répondant à la préoccupation spécifique des sénateurs, relative aux travaux et au financement de la RN1 (Route nationale n°1) Moanda-Mbuji-Mayi, il a présenté un long programme de bitumage de la voie en plusieurs sections.

De même, un programme détaillé pour chaque province a été donné par le ministre tant en ce qui concerne les routes de desserte agricole que la voirie urbaine, tout comme l’état de la route transafricaine.

            Appelé à conclure sa question orale avec débat, le Sénat Ndolela n’a pas pu exprimer clairement son sentiment pour dire s’il était d’accord ou pas avec le ministre. Il s’est plus appesanti sur des suggestions en vue de l’amélioration de la situation.

Dom  

LEAVE A REPLY

*