Incidents consécutifs au jet de pierres sur l’escorde de Kabila : Me Mwila Kayembe arrêté puis relâché après trois heures

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Hier jeudi 30 septembre 2010, dans l’après midi, les activistes de Droits de l’Homme des l’Ongs « Toges Noires » et « Mouvement Mondial pour la Marche des Femmes » ont informé notre rédaction de l’arrestation à 13 heures du secrétaire général de Toges Noires, Me Marie-André Mwila Kayembe par des éléments des Bureaux des Renseignements spéciaux de la Police Nationale, communément connue sous le nom de « ex-Kin-Mazière », sise derrière l’IPKIN (Inspection Provinciale de la Ville de Kinshasa). Dans la soirée, nous avions appris qu’il a été libéré suite à l’intervention personnelle d’un officier supérieur de ce service de sécurité. Interrogé, il a reconnu le fait et précisé qu’il a été arrêté et détenu de 13 à 17 heures. Il lui a été reproché son communiqué de presse diffusé à travers les journaux et qui informait l’opinion de l’arrestation d’un de ses collègues,  à savoir Me Nicole Bondo Mwaka, avocate au barreau de Kinshasa, membre de Toges Noires et du «Mouvement Mondial pour la Marche des Femmes ». 

          Le malheur de cette avocate – qui par ironie du sort, est aussi membre de la Commission qui s’occupe de la réforme de la Police – est de s’être trouvée à cet instant précis à l’endroit de l’incident, en train de faire réparer son véhicule. Malgré les preuves et les explications fournies, elle et Mme Mado Mangambu qui l’accompagnait dans son véhicule, sont jusqu’à présent gardées au cachot de ce service. Selon les autres activistes de Droits de l’Homme, si ces dames ne sont pas relâchées d’ici demain, le lundi, ils vont se rendre à ce service pour se faire arrêter à leur tour ou alors de spécifier, face à la loi, qu’elle est l’infraction commise par les deux infortunées.

          Parlant de son incarcération de quelques heures, Me Mwila affirme que son ordinateur portable a été examiné et ses deux appareils téléphones aussi, sans qu’on y trouve un délit. Et qui lui ont été remis après sa libération. Son impression est que seule la hiérarchie de ces services fournit un effort de compréhension du travail des activistes de Droits de l’Homme, contrairement à leurs collaborateurs qui sont contre et le déconsidèrent.

SAKAZ

 

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