INBTP : l’Omec exige l’éclairage du dossier Francine Bitshi

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ibtpL’Omec (Observatoire des Médias Congolais) a le regret de constater qu’après le retour au calme à l’INBTP (Institut National des Bâtiments et Travaux Publics), à la suite de la violente manifestation estudiantine du lundi 16 novembre 2015 contre les autorités académiques de cet établissement, le dossier de la journaliste Francine Bitshi de TVS1, agressée sauvagement à cette occasion, est resté sans suite.  L’instance d’auto-régulation des médias en RDC estime que le ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, qui s’est saisi du dossier, devait, en marge du volet académique, se pencher sérieusement sur l’acte de barbarie perpétré sur une innocente journaliste, qui a eu pour seul tort, le souci de filmer l’événement, au nom du droit du public d’être informé.

Il est en effet anormal que des étudiants de l’INBTP, qui ont décidé de barricader le périmètre de leur établissement afin que leur message de protestation porte au loin, aient paradoxalement pris pour cible une professionnelle des médias, dont la mission était justement de servir de relais entre eux et les autorités compétentes.

L’Omec est obligé de faire le triste constat de la présence en milieux universitaires congolais, des « Kuluna » qui ne méritent pas leur place au sein de la grande famille de la future élite du pays.  Cela étant, l’unique façon de décourager  ce type de dérapage est de sanctionner sévèrement les auteurs de l’agression humiliante subie par la journaliste Francine Bitshi. Par conséquent, les autorités politiques et judiciaires devraient ouvrir une enquête sérieuse afin de démasquer ses agresseurs et de leur faire subir la rigueur de la loi.

En attendant que la lumière soit faite sur le contentieux INBTP-Bitshi, l’Omec élève une vive protestation contre ce qu’il considère comme une grave atteinte à la liberté d’informer. Il en appelle ainsi à l’émergence d’une longue et solide chaîne de solidarité professionnelle en faveur de la victime, à laquelle la corporation journalistique souhaite une prompte guérison.   

Fait à Kinshasa, le 18 novembre

Prof. Bernard Munsoko

 Secrétaire Exécutif