Importation des produits alimentaires : la RDC perd plus d’un milliard des dollars par an

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En important plus d’un million des tonnes des produits agricoles à hauteur de plus d’un milliard de dollars par an et seulement par les ports de Matadi et de Boma, la Rd Congo est en train d’enrichir les pays voisins et d’autres pays, a dit Alain Huart, un expert agricole, aux membres de l’association des journalistes agricoles du Congo (AJAC), hier lundi 23 mai 2011 au siège du CENADEP.  Ces produits représentent à plus ou moins un million de tonnes des surgelés, du sucre, du lait, d’œufs, d’huile de palme, du blé et autres. Les importations doivent coûter encore plus si l’on prend en compte les autres entrées du pays, comme Kasumbalesa à l’Est. Ainsi les pays bénéficiaires du milliard de dollars de la RDC sont aussi africains comme la Zambie, l’Ouganda, le Rwanda…

La Rd Congo est en mesure de s’autosuffire sur le plan agricole car elle possède une réserve importante des terres arables après le Brésil, les Etats- Unis d’Amérique, la Russie, la Chine, l’Inde et l’Union européenne, a-t-il dit lors de son exposé intitulé « Agriculture et sécurité alimentaire en RDC : plaidoyer pour une intensification. » Il estime que les importations alimentaires sont une réponse au jour le jour sur le pouvoir d’achat faible des populations.

Intervenant à son tour, Paulin Osit, expert du ministère de l’Agriculture, a mis en exergue l’impact du facteur transport dans le coût des produits agricoles. Parlant du manioc, le produit le plus cultivé en Rd Congo, il a déclaré que les cossettes de manioc reviennent à 10.000 FC le sac chez le producteur, et sont vendues à plus ou moins 50.000 FC le sac à Kinshasa pour la simple raison que le transporteur demande beaucoup plus que le producteur. La marge autorisée pour la vente des produits agricoles est de 25%, mais dans le cas de manioc on est au-delà de 100%. Il n’a pas manqué de relever le fait que le budget annuel du gouvernement congolais ne réserve que  0,6¨% au secteur agricole alors que l’accord dit de Maputo demande aux pays africains d’y affecter 10% de leurs budgets.

Les deux orateurs estiment que si le gouvernement congolais affecte le milliard de dollars américains dépensé pour l’importation des produits alimentaires au secteur agricole et à celui des infrastructures, la Rd Congo atteindrait facilement la sécurité alimentaire.

Jean- René Bompolonga

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