Immondices à Kinshasa : l’UE recadre la controverse

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DSC_1102L’Ambassadeur de la délégation de l’Union Européenne en RDC, Jean-Michel Dumont, a animé le vendredi 27 novembre 2015, un café de presse  au siège de cette institution située sur le Boulevard du 30 Juin dans la commune de la Gombe. Au cœur des échanges avec les journalistes figuraient, les questions liées à l’accompagnement de l’UE dans l’assainissement de la ville de Kinshasa et la Cop21 et ses enjeux pour la RDC.

Questionné au sujet de la fin du projet PARAU/PAUK de l’UE pour l’assainissement de la ville de Kinshasa, Jean Michel Dumont a expliqué qu’il a toujours été entendu que ce programme devait être interrompu au bout de quelques années. Mais face au succès qu’il avait connu au cours de son exécution, a-t-il expliqué, il a continué un peu plus longtemps. Et suite à la demande du premier ministre Matata Ponyo, une  rallonge d’une année de transition avait été accordée afin de préparer l’avenir après la fin du projet. Ce qui revient à dire que l’année 2015 devait être consacrée à cette transition.

Il a signalé également que les actions positives du Projet se sont bel et bien font sentir dans les 9 communes où le PARAU/PAUK est intervenu. L’on y a constaté une diminution de 50 à 70% des maladies hydriques (diarrhées, typhoïde, dysenterie, etc. ).

Jean Michel Dumont a souligné notamment que l’UE a toujours rappelé que ces projets ne sont pas là pour se substituer aux autorités congolaises, mais sont plutôt destinés à servir de modèle afin de tirer les leçons d’expériences des plus réussies pour les dupliquer après.

Par ailleurs, il a estimé que sur le plan technique, la régie autonome qui s’occupe de cette question a bien repris le dossier et que le problème qui était plutôt d’ordre financier a heureusement été réglé, mais aussi que les engagements pris par les autorités congolaises à ce sujet ont été respectés.

Concernant la Cop21, Jean-Michel Dumont à indiqué que cette réunion planétaire se veut un nouveau pas important dans la lutte contre le changement climatique afin d’essayer de limiter à 2°C la hausse d’ici la fin du siècle.

«Nous ne pouvons pas rêver que cette réunion permette de trouver une solution définitive à toutes ses questions, mais nous pouvons espérer aboutir à des engagements contraignants qui tienne compte des responsabilités historique, des responsabilités des pays émergents et de la situation des pays en développement  (responsabilité partagée, mais différenciée) a-t-il renchérie.

La RDC étant parmi les 10 pays les plus menacés au monde des effets du changement climatique et le cinquième sur la liste, elle est comme tous les autres pays en développement, très attachée à un équilibre entre l’atténuation et l’adaptation. C’est ainsi que, l’UE étant consciente de la portée financière que doit engager ce processus, a disponibilisé une enveloppe de 100 milliards de dollars par an. C’est dans ce sens qu’un certain nombre de fonds a été créé et la RDC, qui compte en bénéficier, devra, selon Jean Michel Dumont, présenter des projets bancables afin d’y accéder, le quotas n’étant pas déterminé d’avance pour chaque pays.

            Signalons que l’Ambassadeur de l’UE a également assuré les membres de Green Journalists Network, (une plate forme des journalistes militants pour la protection de l’environnement récemment mise en place grâce au soutien de l’UE), de l’accompagnement et du soutien de la délégation de l’UE pour l’atteinte des objectifs poursuivis, à savoir, sensibiliser la population congolaise en vue d’assimiler, de comprendre et de pratiquer les actions de la conservation et de la protection de la nature.

Myriam Iragi