Immigration clandestine : les «Ngulu» cherchent le paradis, mais trouvent l’enfer !

0
47

 « Risques et dangers d’une immigration clandestine, point sur la situation des Congolais en Belgique » : c’est le thème de la conférence de presse qu’a animée, hier jeudi 27 juin au salon Virunga de l’hôtel Memling, le Directeur général de l’Office fédéral des étrangers en Belgique, Freddy Roosemont.

            Hormis les collaborateurs de Freddy Roosemont, dont l’officier de liaison de l’Office des étrangers à Kinshasa Mme Katarina, le Directeur général adjoint de la DGM (Direction générale des migrations) était associé à ce face-à-face avec la presse.

            L’action du numéro un de la migration belge revêtait un double caractère, à savoir : la sensibilisation de la population congolaise aux risques et dangers de l’immigration clandestine, et l’appel aux médias (écrits, oraux et audiovisuels) en vue de mieux relayer le message.

Après s’être présenté, l’orateur a décliné le rôle assigné à l’Office fédéral des étrangers qu’il a la charge de diriger. Son service s’occupe notamment de tous les étrangers présents sur le sol belge, partant de leur arrivée, de leur séjour et, cas échéant, de leur rapatriement au pays d’origine.

Avant d’éclairer certains concepts relatifs à l’immigration clandestine tels que la demande d’asile et la demande de protection.

            A ce sujet, Freddy Roosemont a indiqué que depuis quelques années, on relève une forte augmentation du nombre de ressortissants congolais demandeurs d’asile en Belgique en vue d’obtenir le statut de réfugié.

            Livrant quelques statistiques, le chef de la migration belge renseigne qu’en 2012, on a enregistré un total de 1.400 Congolais demandeurs d’asile en Belgique. Chiffre qu’il trouve trop élevé par rapport à ses  compatriotes belges vivant en République démocratique du Congo.

C’est ici qu’il a annoncé qu’actuellement, environ 60.000 Congolais (en situation régulière) résidant en Belgique, contre seulement 5.000 Belges en RDC.

Avant d’ajouter : 1.400 nouvelles demandent en un an est donc énorme.

En outre, le Directeur général de l’Office belge des étrangers renseigne que le nombre est toujours en augmentation cette année 2013, et que la Rdc est en tête suivant les dernières statistiques de mai dernier.

En effet, ces données concernant vingt pays à travers le monde et qui placent notre pays en tête de peloton en nombre de demandeurs d’asile, se présentent de la manière suivante : RDC avec 106 demandes, Afghanistan 102, Russie 95, Kossovo 78 Syrie 60, Guinée 59, Iraq 58, Iran 35, Pakistan 34, Chine 32, Albanie 31, Arménie 31, Rwanda 30, Sénégal 30, Cameroun 28, Turquie 27, Serbie 23, Togo 20, Somalie 17, Algérie 15.

            Freddy Roosemont a indiqué, par ailleurs, que les demandeurs d’asile proviennent pour la plupart des pays en guerre.

En ce qui concerne la Rdc, il n’a pas usé de la langue de bois pour souligner que la majorité des demandes introduites par les Congolais qu’elles relèvent de fausses déclarations dont le but est seulement d’obtenir un titre de séjour sur le sol belge.

            «L’examen de ces demandes d’asile introduites par les Congolais nous a montré que les dossiers sont le plus souvent constitués de fausses déclarations et de faux documents et servent uniquement à obtenir un titre de séjour. Ces demandes sont systématiquement rejetées et les demandeurs tombent alors dans la clandestinité, sans bénéficier d’aucune aide financière ni matérielle ».

Pour le chef de la migration du royaume de Belgique, beaucoup de demandent introduites par les Congolais cachent en réalité des filières qui exploitent, abusent et profitent des jeunes gens désireux de quitter leur pays pour des raisons autres que celles pour lesquelles la demande est accordée.

            Avant de préciser les raisons légales d’une demande d’asile : « La procédure d’asile n’existe en réalité que pour les personnes victimes de persécutions graves et qui craignent pour leur vie ou leur liberté.

            Dans le cas des Congolais, cette crainte est souvent inexistante et nous pouvons dès lors parler d’un véritable abus de la procédure d’asile ».

Pour étayer son affirmation, F. Roosemont fait savoir que la quasi-totalité des demandes d’asile concernant des Congolais en provenance de Kinshasa. Alors que la logique voudrait qu’ils soient plutôt de l’Est du pays en proie à la guerre et à toutes sortes d’insécurité.

De manière générale, a-t-il révélé, il n’y a que 20% des demandes qui obtiennent une réponse positive contre 80% de réponse négative.

            Pourquoi la Belgique ne veut-elle pas réserver à la Rdc un statut particulier, vu les relations historiques très rapprochées, à l’instar d’autres pays occidentaux vis-à-vis de leurs anciennes colonies ? Quelles sont les raisons qui militent du refus de la Belgique d’accorder des visas aux footballeurs congolais de l’équipe nationale ? La Belgique est-elle prête à accepter le principe de réciprocité en matière d’expulsion forcée ?

            Concernant l’octroi d’un statut particulier à la Rdc, le Directeur général de l’Office belge des étrangers a renvoyé la balle aux décideurs politiques, alléguant qu’il fait le travail de policier.

            Quant au refus des visas aux joueurs de Léopards, son collaborateur a rejeté l’accusation, renseignant que tous les joueurs avaient bel et bien reçu leur visa. Le problème s’était posé au niveau de certains membres du staff technique dont les dossiers n’étaient pas très clairs.

Pour ce qui est de la réciprocité, Freddy Roosemont ne voit aucun mal à ce que les Belges en situation irrégulière en Rdc puissent subir le même sort.

Relayant son homologue belge sur la question, le n°2 de la DGM préféré parler de l’application de la loi que du principe de la réciprocité.

            A la question lui posée sur une sorte de laxisme que l’opinion remarquerait face à l’entrée des sujets chinois et autres ouest-africains et angolais, il a réfuté le reproche fait à son service. Avant de soutenir que la DGM fait son travail comme il se doit, en informant que des Chinois en situation irrégulière sont parfois remarqué dans le même avion à bord duquel ils étaient venus.

Dom

LEAVE A REPLY

*