Immeuble du quartier Bon Marché : enfin, la démolition a commencé !

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image_file_2149Le bâtiment a donné des sueurs froides à ses voisins, trois semaines durant, car sous menace d’écroulement. L’immeuble à trois étages du quartier Bon Marché, situé au croisement des avenues Progrès et Flambeau, dans la Commune de Barumbu, va bientôt disparaître. C’est depuis mercredi 13 novembre 2013 que les travaux de sa démolition ont commencé par le détôlage. L’équipe de démolisseurs à pied d’œuvre a, hier jeudi 14 novembre 2013, fini d’ôter toute la toiture de l’immeuble et entamé la destruction du laiton, sous l’œil vigilant d’une poignée des militaires des Forces armées de la RDC (FARDC). Ceux-ci, faudrait-il le souligner, ont remplacé les éléments de la Police nationale installés dans ce lieu depuis le début de la menace d’écroulement de la bâtisse, le lundi 21 octobre 2013. 

En effet, les habitants de ce coin du quartier Bon marché, particulièrement les voisins dudit immeuble, ne savaient plus à quel saint se vouer, trois semaines après l’alerte donnée sur le danger qui guettait le coin. Les autorités urbaines et nationales ont gardé pendant longtemps un mutisme inquiétant, alors que le bâtiment était réellement exposé à un chamboulement imminent, car marqué par de grandes fissures. Seule réaction de leur part, au début, c’était la décision de fermer  de ce chantier.

Afin de prévenir d’éventuels dégâts humains, les voisins immédiats de l’édifice, particulièrement les magasins, les pharmacies, les bars, night-club et ngandas, un cybercafé, voire une école primaire, ont été tous priés de fermer boutique. Pour couronner le tout, c’est la route du Flambeau, dans son tronçon situé entre les avenues Titres Fonciers et Progrès, qui a été carrément barricadée, obligeant ainsi les automobilistes, motocyclistes et autres piétons à contourner l’immeuble de la « mort ».

Cependant, dans la matinée du samedi 9 novembre 2013, les usagers de la route ont eu la surprise de constater la levée des barrières installées dans ces lieux et l’absence des policiers chargés de veiller à l’application stricte de cette décision des autorités. Et pour cause ! Dans la soirée du vendredi 8 novembre, une altercation a eu lieu entre des éléments de la Garde Républicaine (GR) et ceux de la Police nationale  au sujet de cette barrière. Selon les témoins de l’événement, les premiers cités, en grand nombre, ont obligé les seconds à lever leurs barrières. Face à quelques résistances des policiers, les menaces se sont accrues, poussant même les GR à les détruire violement, sans aucune explication claire.

La circulation ayant repris normalement sur cette voie, c’est le samedi 9 novembre 2013 qu’une autre équipe renforcée de policiers est venue réinstaller de force les barrières devant l’immeuble menacé, obligeant les véhicules à prendre une nouvelle fois des voies détournées.

Toutefois des questions ont sans cesse taraudé les esprits de la population à ce sujet, sans obtenir la moindre réponse: qui a donné à ces GR l’ordre de lever ces barrières? Jusqu’à quand le « blocus » va persister ? Que va-t-on faire de l’immeuble ? Qui va compenser le manque à gagner dont ils sont victimes ? etc.

Il convient de noter qu’au sujet du propriétaire de l’immeuble, les voisins ont indiqué qu’il garde un silence déconcertant depuis le début de cette affaire. D’après eux, il serait procureur de la République de son état et catégoriquement opposé à la destruction de son bien.

Tshieke Bukasa

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